13.5.11

Avortée par erreur...

Hôpital Saint-Vincent-de-Paul à Lille. Deux femmes sont en attente d'intervention. L'une doit bénéficier d'un cerclage du col de l'utérus pour éviter une fausse-couche. L'autre vient pour un curage dans le cadre d'une grossesse qui ne peut être menée à son terme. Une étudiante sage- femme se trompe de chambre. Et administre le traitement de la seconde femme à la première... Reportage de Samuel Duhamel, Djamel Mazi et Farid Mahmoudi.


Elle perd son bébé à l'hôpital par Samuquita

9.5.11

Une cantine sympa près de Lille

Et si vous retourniez à l’école ?! C’est le pari un peu fou que vous propose un restaurateur de Phalempin, une petite ville près de Lille. Après avoir racheté les murs de l’ancienne école communale, il en a fait un estaminet. Résultat : plus de 50 ans après avoir quitté les lieux, des anciens élèves reviennent s’asseoir sur les bancs de leur enfance, non sans une certaine émotion. Reportage de Samuel Duhamel.


Sympa la cantine ! par Samuquita

5.5.11

Un stage de jeûne pour rester jeune ?

C'est une tendance qui s'enracine de plus en plus. Avec l’arrivée du printemps, les stages de jeûne foisonnent un peu partout dans l’hexagone. Le but ? Mettre son corps au repos en ne consommant que de l’eau ou des jus de fruits. Jeûner a en effet la vertu de désintoxiquer l’organisme. Mais y a-t-il un risque lorsqu'on ne s’alimente pas pendant une semaine ? Que fait-on pendant un stage de jeûne ? Combien cela coûte-t-il ? Samuel Duhamel et Djamel Mazi répondent à ces questions dans ce reportage tourné près de Cassel, en Flandre française


Stage de jeûne pour rester jeune ? par Samuquita

18.4.11

L'écologie, tout de suite, maintenant !


22 000 personnes décèdent chaque jour suite à la consommation d’eau contaminée[1], un humain sur six n’a pas accès à l’eau potable[2], un sur trois survit avec moins de deux dollars par jour[3], 206 kilos de déchets plastiques sont déversés chaque seconde dans les océans[4], la désertification avance à une vitesse équivalente à 22 terrains de football par minute[5], 6 000 espèces animales disparaissent chaque année de la surface de la Terre[6]
Les faits sont là. Têtus. Cyniques. Inacceptables. Et pourtant, on ne peut pas dire que nous n’avons pas été prévenus. Depuis près de cinquante ans, les Cassandre écologistes ont fait leur office. De René Dumont à André Gorz, d’Ivan Illich à Yves Cochet. Nous les avons entendus souvent. Écoutés ? Jamais. Pourtant, transformer nos modes de vie, construire cet « autre monde possible » relève d’une impérieuse nécessité.
Le dénominateur commun à toutes les catastrophes écologiques réside dans leur irréversibilité. Lorsqu’elles se produisent, les dégâts sont considérables mais surtout indépassables. La famine décime des pans entiers de population[7], les accidents nucléaires condamnent de vastes territoires pour une durée quasi infinie, la culture des OGM contaminent irrémédiablement les champs biologiques ou conventionnels, les marées noires dégradent la biodiversité et le tissu économique des zones marines pendant de nombreuses années, les gaz à effet de serre restent coincés dans l’atmosphère plusieurs décennies[8], la désertification et le productivisme à outrance rendent définitivement stériles les terres cultivables… Autrement dit, le champ d’action de l’Homme sur son environnement se situe bien plus dans la prévention que dans la réparation. Si on veut éviter d’autres crises environnementales, si on veut éviter plus de souffrance, de misère et de guerres, si on veut éviter l’extinction de l’espèce humaine – car in fine, c’est de cela qu’il s’agit quand on parle d’écologie. Il ne s’agit pas de « sauver la Terre » comme on l’entend souvent mais bien de sauver les Hommes et donc l’environnement dans lequel ils évoluent –, il faut donc agir maintenant et remplacer le système économique actuel – le capitalisme libéral mondialisé – par un modèle plus durable et plus harmonieux.
Pour agir, il faut d’abord cibler les grands défis écologiques auxquels nous sommes confrontés. Le journaliste Ignacio Ramonet[9] en dénombre cinq. Chacun d’entre eux engage la survie de l’Humanité à moyen ou long terme : 1. « éviter les dérives d’une science devenue technoscience » (enrayer le développement du nucléaire, des OGM, de l’agriculture chimique intensive…), 2. « réduire les pollutions, protéger la biodiversité et lutter contre le changement climatique global », 3. « éviter l’épuisement des ressources », 4. « freiner l’érosion des sols et la désertification », 5. « trouver les moyens de désaltérer et de nourrir 6,5 milliards d’êtres humains ».
Pour endiguer ces problèmes majeurs, il faut une méthode d’action. Cette méthode doit s’appuyer sur des principes forts, des valeurs incontournables. L’économiste Alain Lipietz[10] définit l’écologie politique en trois mots : autonomie, équité, solidarité. L’autonomie est entendue comme la possibilité pour chacun de vivre selon ses envies, ses principes tant que ces derniers n’empiètent sur la liberté d’autrui de faire la même chose. L’équité sous-entend la recherche permanente de compromis et le refus de voir certains mourir de misère quand d’autres nagent dans l’argent facile[11]. La solidarité implique une attitude bienveillante portée à l’autre dans l’espace – du voisin de palier au citoyen habitant de l’autre côté de la planète – et dans le temps – les Humains d’aujourd’hui mais aussi ceux qui ne sont pas encore nés –. Idéalement, nous devrions appliquer ces principes dans chacune de nos actions (achats, constructions de logements, choix énergétiques, aménagement urbain, transports…). Mais nous devons prendre en compte un autre paramètre oublié par la plupart des économistes et des hommes politiques : nous vivons dans un monde fini[12]. Autrement dit, nos ressources et notre territoire sont limités. Nous devons donc nous organiser en tenant compte des contraintes que cela impose. Il n’est matériellement pas possible d’accumuler sans fin, de dépenser toujours plus, de se déplacer toujours plus vite, toujours plus loin… La planète n’étant pas extensible, si un citoyen occidental moyen consomme davantage, cela signifie que de l’autre côté du monde, un citoyen africain ou asiatique moyen ne pourra couvrir ses besoins primaires. Un quatrième principe doit donc compléter les trois premiers : la sobriété. Pour reprendre Gandhi, « nous devons tous vivre simplement pour que simplement tous puissent vivre. »
C’est probablement ce principe de sobriété qui sera le plus difficile à mettre en place. Car le capitalisme libéral mondialisé se base sur des valeurs opposées : l’avidité, la recherche de l’opulence, l’abondance… Pour réussir cette transformation indispensable, il faudra donc réapprendre à penser le monde, oublier nos références, « décoloniser nos imaginaires »[13]. Selon l’économiste Serge Latouche, « l’altruisme devrait prendre le pas sur l’égoïsme, la coopération sur la compétition effrénée, le plaisir du loisir sur l’obsession du travail, l’importance de la vie sociale sur la consommation illimitée, le goût de la belle ouvrage sur l’efficience productiviste… »[14]
En un mot, l’écologie peut être considérée comme une forme moderne d’humanisme. Elle exige une responsabilité individuelle et collective forte sans laquelle la permanence de la vie humaine sur Terre est impossible. A ceux qui disent qu’elle est une utopie, les écologistes répondent que l’utopie, c’est penser que nous pouvons continuer avec le système actuel sans risquer l’extinction de notre espèce à moyen ou long-terme. Nous n’avons donc pas le choix. Un autre monde est possible ? Non, il est indispensable.
Mais dès lors comment faire ? Qui doit engager ce tournant sans lequel une grande partie de l’espèce humaine sera condamnée à la misère demain et après-demain plus encore ? La réponse est simple : les tenants du système. Ce sont les riches qui détruisent la planète[15]. C’est à eux de payer l’addition. Les États de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) – les plus riches du monde – sont responsables de 90% de la production de déchets industriels alors qu’ils ne représentent que 15% de la population. Autre exemple : si tous les humains avaient le niveau de vie de la population suisse, la Terre ne pourrait subvenir aux besoins que de 600 millions de personnes. Si au contraire, ils acceptaient de vivre avec la frugalité des paysans du Bengale, elle pourrait accueillir plus de 20 milliards d’habitants[16]. Les déséquilibres environnementaux constatés aujourd’hui sont donc le fruit des politiques des pays riches. Il leur revient donc le devoir d’instaurer la conversion écologique de notre économie.
Cette transformation implique un changement de système. Nous vivons depuis plus de deux siècles au rythme du capitalisme – système économique reposant sur la propriété privée des moyens de production et ayant pour objectif l’accumulation perpétuelle de la production, du capital et des profits –. Depuis les années 1970, le capitalisme profite de l’essor du libéralisme – environnement économique impliquant la prévalence du marché sur l’action des pouvoirs publics et ayant pour conséquences des privatisations, la baisse des impôts, la diminution du nombre de services publics, la libre-circulation des capitaux… –. Le capitalisme libéral étant adopté par l’immense majorité des pays, ce système peut-être considéré comme mondialisé. Il faut donc trouver une alternative écologique à ce « capitalisme libéral mondialisé ».
Les écologistes militent pour l’instauration d’un système plus doux, plus harmonieux. Il pourrait s’appeler « durabilisme régulé régionalisé ». Contrairement au capitalisme, le durabilisme reposerait sur des moyens de production détenus de manière privée mais également publique et aurait surtout pour fondement « la poursuite d’une vie authentiquement humaine sur Terre »[17]. L’objectif du système ne serait donc plus le « toujours plus » mais le « vivre mieux ». La priorité de nos actions ne serait plus d’accumuler des biens mais de protéger l’environnement, de préserver la vie, de lutter contre les pollutions… En un mot, le système serait tout entier tourné vers les cinq grands défis écologiques auxquels nous sommes confrontés.
Évidemment, cela suppose de remettre les marchés et la finance à leur place, de mettre l’économie au service des Hommes et non plus l’inverse. Et c’est là que les pouvoirs publics doivent intervenir de manière forte et concertée. Ils devront réguler le système, en gommer les imperfections, apporter le nécessaire aux plus démunis, subventionner les activités d’intérêt public (agriculture biologique, énergies renouvelables, transports collectifs…) et taxer ou interdire les activités néfastes ou polluantes (publicité, vente d’armes, voitures individuelles puissantes, transactions financières…).
Ils devront également relocaliser l’économie. Les riches devront consommer moins. Et l’ensemble de la population mondiale devra consommer mieux. Il n’est plus possible de manger des fraises d’Afrique du Sud en hiver quand on habite en Europe. Il n’est plus possible qu’un pot de yoghourt soit fabriqué en Chine avant d’être conditionné en Roumanie puis consommé aux Etats-Unis comme c’est malheureusement le cas aujourd’hui. Il faut donc réduire la place des transports trop polluants[18] et privilégier les échanges courts. C’est ce qu’on pourrait appeler la régionalisation en opposition à la mondialisation. Pour des raisons environnementales mais également des raisons de développement des pays les plus pauvres, il vaut mieux développer le commerce avec des pays proches. Aujourd’hui, les paysans burkinabés, maliens ou ivoiriens ont d’immenses difficultés à vendre leur blé à leurs voisins car ce dernier coûte plus cher que les blés européens ou américains largement subventionnés. Les pays pauvres ne luttent pas dans la même cour économique que l’Union Européenne ou les États-Unis. Leur imposer une ouverture inconditionnelle de leurs frontières, comme le leur demande l’Organisation mondiale du commerce, c’est donc pénaliser leur population. Économiquement mais aussi écologiquement, il vaut donc mieux échanger avec des pays voisins que des pays lointains. Pour cela, il suffit d’instaurer une taxe à l’importation ou une taxe carbone sur les hydrocarbures utilisés dans les transports (ces impôts rendraient automatiquement les produits lointains plus chers que les produits locaux).
La mise en place de ce nouveau système d’organisation mondiale nécessite bien des changements dans les comportements. De la part des citoyens mais également de la part des États. Les conférences récentes sur l’environnement (Rio 1992, Kyoto 1997, Johannesburg 2004, Copenhague 2010) nous montrent qu’il n’est pas évident d’aboutir à des accords allant dans le bon sens. Pourtant, c’est bien à l’échelon mondial que nous réglerons les problèmes écologiques. Mais ce n’est pas parce que certains pays campent sur leurs positions arriérées qu’il ne faut pas chercher à avancer. C’est en créant des microsociétés durables que nous pourrons montrer à d’autres qu’une autre voie est possible et qu’elle est même enviable. L’exemple de la ville de Fribourg en Allemagne en témoigne[19]. L’exigence de résultats implique de toute manière une exigence en termes de moyens. Nous sommes à un moment clé de l’histoire de l’Humanité. Il faut en prendre conscience au plus vite. En 1974, René Dumont, le père de l’écologie politique en France, écrivait L’écologie ou la mort. Mon choix est fait : l’écologie tout de suite, maintenant !
« Qu’en est-il de notre savoir s’il reste sans conséquence. A l’heure de quitter ce monde, il ne s’agira d’avoir été bon ; cela ne suffit pas. Il s’agira de quitter un monde bon. » Bertolt Brecht, Sainte-Jeanne des abattoirs
Samuel Duhamel


[1] Source : John Briscoe, conseiller de la Banque mondiale, quatrième congrès mondial de l’eau, Marrakech, septembre 2004
[2] Ibidem
[3] Rapport du PNUD, La lutte contre les changements climatiques : la solidarité humaine dans un monde divisé, 2007
[4] Source : planetoscope.com
[5] Écologie, le grand défi, article d’Ignacio Ramonet, supplément du Monde diplomatique, juin-juillet 2005, p. 7
[6] Ibidem
[7] Selon Jean Ziegler, ancien rapporteur des Nations Unies pour le droit à l’alimentation, environ 35 000 personnes meurent de faim chaque jour dans le monde.
[8] N’en déplaise à l’ancien ministre Claude Allègre, plus de 2 000 spécialistes du GIEC (Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat) affirment depuis les années 1990 que les agissements des Hommes ont une influence sur le dérèglement du climat. Ce dérèglement a multiplié par deux le nombre de catastrophes naturelles depuis les années 1980 (source : EM-DAT, base de données OFA-CRED sur les désastres, Université catholique de Louvain). Par ailleurs, la pollution de l’air engendrée par les gaz à effet de serre occasionne la mort prématurée de deux millions de personnes chaque année dans le monde (source : http://www.automobile-entreprise.com/Pollution-de-l-air-urbain-2,2028).
[9] Opus cité
[10] Qu'est-ce que l'écologie politique ? La grande transformation du XXIe siècle, La Découverte, Paris, 1999
[11] D’après un rapport du PNUD de 2006, les 500 capitalistes les plus fortunés sont plus riches que les 416 millions de citoyens mondiaux les plus pauvres.
[12] Paul Valéry écrivait dans Regards sur le monde actuel en 1945 : « Le temps du monde fini commence. » (repris par Albert Jacquard dans Écologie, le grand défi, supplément du Monde diplomatique, juin-juillet 2005, p. 82)
[13] Survivre au développement. De la décolonisation de l’imaginaire économique à la construction d’une société alternative de Serge Latouche, éditions Mille et une nuits, Paris, 2004.
[14] Écologie, le grand défi, article de Serge Latouche, supplément du Monde diplomatique, juin-juillet 2005, p. 75
[15] Comment les riches détruisent la planète, d’Hervé Kempf, éd. Seuil, 2007, 148 p.
[16] Ignacio Ramonet, opus cité
[17] Le principe responsabilité, d’Hans Jonas, éd. Du Cerf, 1979, 144 p.
[18] D’après une étude de l’école nationale des ponts et chaussées de 2005, les transports représentent un quart des émissions de gaz à effet de serre dans le monde (source : http://www.enpc.fr/fr/formations/ecole_virt/cours/lenoir/Transport-effet-serre.pdf)
[19] Lire Écologie, le grand défi, article de Philippe Bovet, supplément du Monde diplomatique, juin-juillet 2005, p. 58 – Fribourg est une ville allemande de 212 000 habitants qui a investi massivement dans les énergies renouvelables (il y a dans cette ville quatre fois plus d’emplois liés à ces énergies que dans le reste de l’Allemagne) tout en limitant drastiquement le transport par voiture. Ses réussites ont inspiré beaucoup d’autres villes à travers le monde.

3.4.11

Lille s'envole

Et de quatre pour le LOSC ! Les dogues ont enchaîné une quatrième victoire de rang en battant aisément le stade Malherbe de Caen ce soir (3-1). Les buts lillois ont été inscrits par Chedjou, Hazard et Sow. El-Arabi a permis aux Normands de sauver l'honneur en toute fin de rencontre. Avec ce seizième succès en Ligue 1 cette saison, les hommes de Rudy Garcia s'envolent au classement. Ils comptent désormais septs points d'avance sur Marseille et Rennes, leurs poursuivants directs.


Réactions d'après match :

Franck Dumas, entraîneur du stade Malherbe de Caen :"Bosmel a fait un très bon match. Le travail a payé pour lui. On savait que ce serait difficile. C'est un match à part. On le savait. Il faut qu'il n'y ait aucune conséquence mentale pour le prochain match. Lille a un très bon niveau. On n'a pas à rougir. On a fait ce qu'on pouvait. On a eu quelques occasions. On aurait pu revenir à 1-1 à la mi-temps. On a manqué de maîtrise, on a sans doute trop balancé devant ! En deuxième mi-temps, on avait un peu plus la maîtrise mais voilà Lille est capable de contrer très vite. On avait beaucoup d'absents aussi. Pour battre Lille, il faut des joueurs de caractère. Il faut les empêcher de jouer leur jeu, de multiplier leurs passes... Mais j'ai de jeunes joueurs et nous ne sommes que Caen. Les Lillois ne se prennent pas la tête. Il y a une réelle joie de vivre dans cette équipe. Personne ne tire la couverture, ils sont en confiance."

Rudy Garcia, entraîneur du Lille Olympique Sporting Club :"On a eu beaucoup d'occasions. On en a concrétisé certaines. Bosmel a fait un gros match. On a fait 35 superbes premières minutes. On les a pressés très, très haut. Landreau a fait un gros match aussi, il a sorti deux parades décisives en fin de première mi-temps. Mes joueurs sont en confiance, ils tentent des choses et collectivement, on est bien. On enchaîne un 4e succès de rang, c'est une première cette saison. Je suis content pour Moussa avec son 20e but. Il a la qualité pour terminer les actions. On va aller à Monaco maintenant, ça va être compliqué. Les résultats de Rennes et Paris nous avantagent. Demain, on va regarder les matchs tranquillement de Lyon et Marseille, c'est bien. J'espère que Lens va gagner !"

Propos recueillis par Samuel Duhamel

29.3.11

La cigarette à vapeur, nouvel accessoire tendance ?

Certains essaient le chewing-gum, d'autres le cure-dents, d'autres encore le classique patch anti-tabac. Mais la "méthode hype", "la tendance du now", "le truc qui fait mouche", c'est la cigarette à vapeur ! Tu vapotes de la vapeur pour arrêter de fumer... C'est nul ? C'est nocif ? Ca ne marche pas ? Sans doute. Mais les stars s'en moquent et les créateurs de l'e-cigarette se frottent les mains. Quand l'apparence mène la danse... Sujet diffusé dans le 12.45 de M6 ce midi grâce à l'aide de Pascal Largeron et Marc Gehring.


30.1.11

Lille s'envole, Lens s'enfonce

Au terme d'un match âpre, le Lille Olympique Sporting Club a battu son voisin lensois (1 but à 0) hier soir pour le compte de la 21e journée du championnat de France de Ligue 1. Sur la seule véritable occasion de la partie, le remplaçant Tulio de Melo a trouvé la faille d'un joli extérieur pied droit. Les Lensois, solides et appliqués, repartent donc du stadium avec zéro point et beaucoup de regrets. Avec cette défaite, ils replongent dans la zone de relégation. Les dogues lillois, eux, s'envolent en tête du championnat. Ils comptent désormais quatre points d'avance sur Paris, deuxième, et sept points sur Lyon, troisième.

Réactions d'après match :
Rudy Garcia, entraîneur du Lille Olympique Sporting Club :"On a eu un match difficile mais on s'y attendait. En première mi-temps, on n'a pas su trouver le bon rythme. En deuxième mi-temps, on a été plus patients et on a fini par trouver l'ouverture. Tulio nous a fait du bien. La relation Obraniak - De Melo est bonne. Ca nous a permis de faire la différence. Au niveau du jeu, on a été moyens. Lens a bien défendu, très bas, ils nous ont laissé peu d'espace. Quand il n'y a pas beaucoup d'espace, il faut de la spontanéité. On a su l'être ce soir une fois, ça a suffi. Quand on est au complet comme ce soir, on a des atouts sur le banc et ce soir, ça a payé ! Maintenant, on va jouer tous les trois jours. Le travail invisible de récupération va être très important !"

Laszlo Boloni, entraîneur du Racing Club de Lens :"Il ne nous a pas manqué grand-chose ! On a beaucoup travaillé pour ne pas prendre de but. Notre stratégie défensive était la bonne. C'était presque parfait. Je n'ai pas vu les Lillois se procurer beaucoup d'occasions, peut-être deux en tout. Ils réussissent à marquer sur une de leurs occasions. Je suis abattu par le résultat mais on a fait un match de qualité au niveau défensif. Au niveau offensif, on a été moyens. On n'a pas pris de risques insensés. Mais dans le dernier geste, on n'a pas été inspirés. Je suis obligé de féliciter les Lillois. Ils ont été efficaces ce soir. Nous, on va continuer à travailler. Je pensais que Lille serait capable de hausser le rythme, ça n'a pas été le cas. On a mieux géré la deuxième mi-temps que la première et c'est pourtant en deuxième qu'on encaisse le but. Continuons à travailler !"
Propos recueillis par Samuel Duhamel

23.1.11

Lens sort de la zone rouge

Enfin ! Pour la première fois depuis le 11 septembre 2010, le Racing Club de Lens sort de la zone de relégation du championnat de France de Ligue 1. Les Sang et Or ont enchaîné une deuxième victoire consécutive à domicile hier soir face à Caen (2 buts à 0). Adil Hermach et Toiflilou Maoulida sont les buteurs de la rencontre. Avec ce précieux succès, les Artésiens remontent donc à la dix-septième place avec 22 points et enfoncent les Caennais qui se retrouvent dix-huitièmes et donc premiers relégables avec 21 unités au compteur.

Lens_Caen_Samuel_Duhamel.mp3

Réactions d'après match :

Franck Dumas, entraîneur de Caen :"On est passés au travers. On n'a rien montré. Mes joueurs ont fait n'importe quoi, ils ont cherché la passe décisive à 40 mètres de la cage adverse. C'est pénible. Il n'y avait rien. On n'a pas l'impression que c'est une équipe qui veut se sauver. On a tout loupé. On a baissé la tête après le premier but. Il faut continuer à avancer ! Ce match n'était pas plus important que les autres mais c'est un match où on doit jouer sa vie. Il n'y a rien de compliqué. C'est le B.A-BA du football. Je ne sais même pas pourquoi les joueurs se sont comportés comme çà. On avait beaucoup de blessés et de suspendus. Lens aussi. Mais sans Proment et Seube, c'est très compliqué. Il ne faut pas se le cacher. Je suis agacé que des joueurs qui pleurnichent pour du temps ne fassent rien sur le terrain quand ils jouent. Je suis très énervé, je l'ai dit à mes joueurs. On a maintenant deux matchs à la maison. Il faut bien les préparer. Ils ont intérêt à se réveiller face à Auxerre ! Il y a trop de décalage entre ce qu'ils font à l'entraînement et en match ! Je n'ai pas un groupe de 18 joueurs de L1 à ma disposition :"

Alexis Thébaux, gardien de Caen :"On a fait un non-match. On n'a pas mis tous les ingrédients pour gagner. On est donc punis. Lens avait plus d'envie que nous. Ce qui est frustrant, c'est qu'à l'entraînement, on est meilleurs, plus agressifs. Ce soir, à Lens, il n'y avait rien ! On a pourtant joué dans le même système qu'à Brest. Ca fait des mois et des mois qu'on a l'épée de Damoclès au-dessus de la tête. Je suis inquiet par rapport à notre prestation mais je sais que mes partenaires ont des qualités."

Laszlo Boloni, entraîneur de Lens :"C'est un résultat très satisfaisant pour nous. Notre prestation a été bonne même si on aurait pu marquer plus de buts. Mes joueurs ne réussissent pas encore à jouer avec l'esprit libre. Il faut construire la confiance. On peut encore progresser techniquement et physiquement. On doit tout le temps jouer comme lors de la fin de match. J'avais peur de ce match. Caen était bien organisé. Mais notre état d'esprit a été bon. On doit encore progresser. Notre situation reste inquiétante. La pression n'est pas retombée. Mais le chemin choisi est le bon. Mais il faut continuer à progresser. Je suis très content, j'ai le sentiment que les joueurs adhèrent. Le travail est recompensé. Mais il reste énormément de travail. On n'a pas pris de but. Notre défense a été bonne, le jeune Touré aussi."
Propos recueillis par Samuel Duhamel

 

16.1.11

Bollaert retrouve des raisons d'espérer

Hier soir, pour le compte de la vingtième journée du championnat de France de Ligue 1, le Racing Club de Lens s'est imposé à domicile face à l'Association Sportive de Saint-Etienne. La rencontre était pourtant mal engagée pour les Sang et Or. A la 75e minute, c'est en effet Bakary Sako qui permettait aux Verts de prendre l'avantage. Mais dans la foulée, le Racing égalisait sur un pénalty de Roudet avant que Perrin ne marque contre son camp suite à une action confuse dans la surface stéphanoise. Malgré ce succès, les Lensois restent relégables à la 19e position. Les Verts, eux, se retrouvent huitièmes.
Déclarations d'après match
Christophe Galtier, entraîneur de l'ASSE :"Je suis en colère ! Quand on mène 1-0 à dix minutes de la fin chez un relégable, on doit avoir une maîtrise du match parfaite et nous, on s'est mis à jouer à l'envers.
On n'a pas réussi à garder notre calme, on a joué comme des relégables et Lens comme un club de haut de tableau. On a perdu pied, on s'est désorganisés et on perd logiquement sur les dix dernières minutes.
Quand on mène au score, on ne joue plus de la même manière. Il faut grandir rapidement !
On a marqué lors des derniers déplacements et souvent on se fait rejoindre. Les gens me disent :"C'est dans la défaite qu'on apprend !" Bah moi, ça m'emmerde ! On apprend pas de nos erreurs.
Il y a de quoi être en colère, on a la chance de mener 1-0, on aurait pu rester dans le bon wagon et creuser des écarts conséquents mais ce n'est pas le cas.
Notre calendrier est très difficile en janvier : Toulouse, Montpellier, Lyon, Marseille. Je vais le rappeler à mes joueurs.
Je vais faire des choix dans les prochaines semaines car certaines choses ne me plaisent pas !"

Lazslo Boloni, entraîneur du RCL :"C'est un soulagement, ce n'est pas une victoire volée. Quand on a pris le but sur une frappe contrée, j'ai eu peur que mes joueurs n'aient pas de récompense à la fin du match.
Mais mes joueurs, compte-tenu de leur volonté, de leur envie, des deux semaines de travail, ils méritaient une récompense. La récompense, il faut se battre pour et ce soir, ils se sont battus.
On n'a pas joué avec le frein à main. On ne s'est pas créé trop d'occasions, c'est vrai. Une pour Maoulida plus quelques centres d'Akalé.
On a fait un bon début de match, on a été dominateurs. Mais on n'a pas été saignants dans les vingt derniers mètres, c'est dommage.
Mais derrière, on a été solides. On a juste commis quelques erreurs, notamment le jeune Varane. Ce succès m'apporte la confirmation de mon diagnostic. Je crois avoir la solution pour sauver ce club. Je ne perds pas pour autant le contact avec la Terre. Il nous manque encore de la qualité, du talent, c'est vrai ! Le chemin est encore long !"
Propos recueillis par Samuel Duhamel

26.11.10

Du bleu avec du rose

Aéroport du Touquet, août 1993. Pierre Mauroy raccompagne François Mitterrand sur le tarmac où l’attend l’hélicoptère présidentiel. Les deux amis viennent de passer la journée ensemble. Une journée à rire, à refaire la France, à refaire le monde. Avant de quitter son ancien Premier ministre, Mitterrand jette un long regard au ciel de la Côte d’Opale. Puis saluant Mauroy, il lui dit avec ce mélange de poésie et de mysticisme qui le caractérise : «Et vous, continuez de mettre du bleu au ciel ! » Ce sera le dernier échange entre les deux hommes. Deux ans plus tard, l’ancien Président français mourra d’un cancer de la prostate.

« Mettre du bleu au ciel », voilà qui pourrait résumer la mission que s’est donnée Pierre Mauroy en embrassant la politique il y a plus d’un demi-siècle. C’est en tout cas ce qui ressort de ses Mémoires écrites en 2003, au soir de son impressionnante carrière de militant socialiste, d’élu local et d’homme d’Etat. En 500 pages, le natif de Cartignies, dans le Nord, revient sur son parcours, dense et linéaire : de son enfance marquée par la guerre jusqu’à son remplacement à la mairie de Lille par Martine Aubry en passant par ses nombreux succès électoraux, la création du parti socialiste et évidemment la victoire de François Mitterrand lors de la présidentielle de 1981. Mauroy, c’est la politique à l’ancienne, c’est une époque pas si lointaine où le cumul des mandats n’était un problème pour personne. Pour le nordiste, la politique, c’est d’abord un « métier ». Et comme dans tout métier, il faut d’abord se former – ce sont les années 1950-60 avec les premières responsabilités au sein de la Section Française de l’Internationale Ouvrière, ancêtre du Parti socialiste – puis se perfectionner – comme adjoint d’Augustin Laurent à Lille en 1971, ensuite comme député-maire en 1973. C’est seulement après cet apprentissage concret que l’accession à Matignon devient possible.

Pierre Mauroy restera avant tout dans les mémoires comme le premier Premier ministre de gauche de la Ve République. Dans son livre, il consacre près de 200 pages à ses trois ans à Matignon. Nous sommes en 1981. La France n’a pas connu de chef de gouvernement socialiste depuis le controversé Guy Mollet en 1956. Une éternité. Alors forcément quand Mitterrand et Mauroy arrivent, la vie des Français change. « Le bilan d’ensemble de mon passage à Matignon demeure considérable dépassant celui du Front Populaire de 1936, et le programme de la Résistance en 1944. », écrit le socialiste sans fausse modestie. Et il n’a pas forcément tort. 38 mois au gouvernement, un peu plus de 1000 jours et pourtant les avancées sont innombrables : augmentation du minimum vieillesse, des allocations familiales, du salaire minimum, de l’allocation logement, suppression de la peine de mort, suppression des tribunaux militaires, décentralisation, retraite à soixante ans, cinquième semaine de congés payés, baisse du temps de travail, légalisation des radios privées, instauration du prix unique du livre et de la fête de la musique, lancement de l’Opéra Bastille, du Grand Louvre et de la Cité de la Musique…

Aujourd’hui, Pierre Mauroy est encore sénateur. Mais sa carrière – son « métier » comme il dit – touche à sa fin. Lire les Mémoires de l’ancien Premier Ministre, c’est redécouvrir avec nostalgie la France des années 1970-80 et le goût délicieusement suranné de la politique de l’époque. Les Trente Glorieuses semblent bien loin désormais, la politique en chantant également. A l’heure où le gouvernement actuel détricote minutieusement l’héritage social de 1981, où l’on revient sur les droits des citoyens plutôt que d’en octroyer de nouveaux, où le ciel de France se couvre de lourds nuages gris, on se dit que malgré tout, Pierre Mauroy a réussi son pari : avec du rose, il a mis du bleu au ciel.

Samuel Duhamel




Mémoires de Pierre Mauroy, éditions Plon, 506 pages, 2003, 24 €

Pierre Mauroy, entre socialisme et réalités

« Depuis l’adolescence, pas un seul jour je n’ai renoncé à cette conviction d’être socialiste. »Pierre Mauroy

Ce n’était pas écrit d’avance. Lorsque le petit Pierre Mauroy vient au monde en 1928 dans un village de l’Avesnois, personne ne peut prédire le destin qui sera le sien. A la maison, le socialisme n’a pas voix au chapitre. Le papa est maître d’école et vote en faveur du parti radical, la maman reste à la maison et craint les émeutes après la victoire du Front populaire en 1936. Et puis de toute façon, l’enfance de Pierre et de ses six frères et sœurs, c’est avant tout la guerre. Une guerre qui a failli coûter la vie à toute la famille un jour de mai 1940 lorsqu’une bombe allemande détruit le cinéma d’Abbeville où les Mauroy s’étaient réfugiés.

Pour autant, Pierre ne s’est pas construit tout seul. Son idole à l’époque, c’est Léo Lagrange, le député d’Avesnes-sur-Helpe, créateur des premières auberges de jeunesse et des colonies de vacances sous le gouvernement Blum. A la Libération, pas encore dix-huit ans, Mauroy adhère aux Jeunesses socialistes dont il prendra la charge quelques années plus tard. Son objectif : « se mettre au service du progrès et du bonheur des hommes ». Sa méthode : le « socialisme démocratique » qu’il conçoit comme une idéologie de transformation sociale dans un cadre économique capitaliste figé. Naviguer entre « Socialisme et réalités » sera donc le credo de sa carrière politique et… par ailleurs le nom de la motion qu’il présentera au congrès de Metz en 1979.

Mais pour pouvoir changer la vie des gens, il faut être en position de le faire. Alors très vite, Pierre Mauroy intègre différentes organisations politiques, associatives et syndicales et va en tirer les ficelles. Les mandats et les responsabilités s’enchaînent : en 1950, il lance la Fédération Léo-Lagrange, un réseau national d’éducation populaire, puis entre au comité directeur de la SFIO (section française de l’internationale ouvrière) avant d’en devenir le secrétaire national adjoint. En 1965, il rencontre François Mitterrand avec qui il prend la tête du nouveau parti socialiste. Son ancrage local lui permet également de devenir vice-président du conseil général du Nord en 1967, puis maire de Lille et député en 1973. Avant évidemment l’entrée à Matignon en 1981. En 1988, il devient Premier secrétaire du PS, avant d’être élu sénateur, président de la Communauté urbaine de Lille puis président de la Fédération mondiale des villes jumelées. Mais la reconnaissance suprême, l’aboutissement de son parcours, c’est 1992, année durant laquelle il succède à Willy Brandt à la présidence de l’internationale socialiste.

Durant ses soixante ans de carrière, Pierre Mauroy a toujours cherché l’unité de sa famille politique. Acceptant parfois de jouer les seconds rôles au profit de son idéal [1], il symbolise un socialisme tempéré dans un monde en proie aux affres d’un capitalisme toujours plus vorace. « Je me sens proche de ces utopistes qui, à force de croire obstinément à leurs rêves, finissent par leur imposer la réalité. », dit-il encore aujourd’hui. Son bilan à la tête des différentes fonctions qu’il a occupées reste globalement positif et rares sont ceux aujourd’hui qui critiquent ses choix et son intégrité. Dans la droite ligne de Jaurès, Blum ou Salengro, Mauroy restera donc une figure tutélaire du socialisme français et international du XXe siècle. Entre socialisme et réalités, Mauroy s’est, semble-t-il, trouvé une place de choix.

Samuel Duhamel


[1] Il céda son poste de député au communiste Jean Lenoir en 1967, déclina la fonction de Premier secrétaire du PS au profit de François Mitterrand au congrès d’Epinay en 1971, démissionna du gouvernement contre l’avis de ce dernier en 1984…

Mauroy dans le texte

Sur sa conception de la gouvernance : « D’autres que moi ont déjà dit que gouverner, c’est prévoir, que gouverner, c’est choisir ou même que gouverner, c’est gérer. Pour moi, c’est avant tout vouloir apporter au peuple un supplément de bonheur. »

Sur le poids de la gauche en France : « En France, la gauche ne peut arriver au pouvoir que dans des circonstances exceptionnelles. Les réformes accomplies sont son honneur et sa raison d’être mais son maintien à la tête de l’Etat n’excède pas trois mois au XIXe siècle, douze ans et demi au XXe siècle. »

Sur la politique de rigueur : « Ce n’est ni une régression, ni un renoncement mais la condition même de la poursuite des réformes. »
« Nous nous sommes lancés avec entrain, il nous faut aujourd’hui changer de vitesse, rétrograder pour atteindre le sommet. Nous ne changeons ni de route, ni de conduite. Nous nous adaptons simplement au terrain.

Sur la troisième de Tony Blair : « J’ai rappelé à Tony Blair que je ne connaissais qu’une seule troisième voie, celle qui entre le capitalisme et le communisme, s’appelle le socialisme démocratique avec toutes les valeurs dont il est porteur. »

Sur sa passion pour Lille : « Partout où je vais, j’emmène Lille avec moi ! »

Sur Martine Aubry : « C’est une véritable femme de pouvoir qui cherche à s’imposer partout où elle est, et veut donner son avis sur tout parfois de manière un peu expéditive. »

Sur Alain Juppé : « Il a un vrai talent pour se rendre impopulaire. »

28.10.10

Les migrants toujours présents à Calais



Il y a un peu plus d'un an, Eric Besson, le ministre de l'immigration et de l'identité nationale, a fermé la jungle de Calais à grands renforts de CRS et de caméras de télévision.
Depuis, les migrants sont beaucoup moins nombreux dans les rues du Calaisis. Environ deux mille il y a douze mois, ils seraient cinq cents aujourd'hui.
Pour autant, le problème lié à cet afflux d'étrangers en situation irrégulière sur les côtes nord de l'hexagone est loin d'être réglé.
Certes Natacha Bouchard, la maire UMP de Calais, affirme que sa ville est désormais plus calme, certes les associations ont moins de repas à préparer chaque midi et chaque soir mais un peu partout dans le Calaisis, de petits campements essaiment.
A l'intérieur de ces petites jungles, plusieurs dizaines de miséreux en provenance d'Iran, d'Afghanistan ou du Viêt-Nam vivent dans des conditions inacceptables.
La grande jungle a disparu mais les migrants eux sont toujours là. Bienvenue chez les chtis !
Samuel Duhamel

24.10.10

Lens se relance

Cinq mois ! Il aura fallu attendre cinq mois pour voir le Racing Club de Lens s'imposer de nouveau sur sa pelouse de Bollaert. Hier soir, pour le compte de la dixième journée du championnat de Ligue 1, les Sang et Or ont battu Nice (1-0) au bout du suspense suite à un but d'Issam Jemaa bien servi par David Pollet.
Malgré ce succès, Lens reste relégable à la différence de buts. Nice est toujours dans le ventre mou à la 13e position.

Revivez les trois dernières minutes de la rencontre en cliquant ci-dessous.
Lens_Nice_Samuel Duhamel.mp3

Déclarations d'après match :
Jean-Guy Wallemme, entraîneur de Lens :"C'est une belle satisfaction, on est soulagés même si cela a été long à se dessiner. On a essayé de contourner le bloc adverse en première mi-temps, on a cherché à se mettre en position de frappe mais on a été inefficaces trop longtemps. En deuxième mi-temps, c'était moins bien mais on a été récompensés de notre obstination. On a validé notre nul contre Rennes. La première mi-temps a été bonne même si on n'a pas réussi à finaliser. En deuxième période, on a été moins patients, on a trop balancé devant même si Pollet est bon pour garder le ballon. Nos défenseurs ont été vigilants, ils ont su contrer les attaquants de Nice qui sont des attaquants de valeur. On revient dans le coup au classement, c'est bien, le championnat est ouvert. David Pollet ? Il est décisif de nouveau après notre victoire à Arles mais il a encore beaucoup à apprendre. Il n'est pas forcément prêt à entrer dans un match de haut niveau mais c'est vrai que ce soir, il marque des points en étant décisif."

Eric Roy, entraîneur de Nice :"On prend ce but en fin de match, c'est difficile à encaisser. On doit en faire plus pour obtenir des résultats à l'extérieur. On a pêché dans pas mal de domaines. On n'a pas été en grand danger non plus mais notre prestation était largement insuffisante pour espérer quelque chose. On fait trop d'erreurs pour jouer le haut de tableau. Ce but, on ne doit pas le prendre. On est à notre place ce soir : à savoir dans le ventre mou du championnat. Lens revient à quatre points de nous, c'est embêtant."

Propos recueillis par Samuel Duhamel

22.10.10

Précieux succès du Losc en Ligue Europa

Le Losc s'est complètement relancé dans la course à la qualification pour les seizièmes de finale de la Ligue Europa hier soir.
Au terme d'une rencontre globalement maîtrisée, les Dogues l'ont en effet emporté face au Levski Sofia (1-0, but de Chedjou à la 50e minute).
Victoire étriquée, victoire méritée mais surtout victoire précieuse pour Lille qui ravit la deuxième place à leur hôte bulgare et peut désormais envisager la suite de la compétition avec sérénité.

Lille_Sofia_Samuel Duhamel.mp3

Echos et déclarations d'après matchs :

Yasen Petrov, entraîneur du Levski Sofia :"J'aimerais souligner la bonne ambiance dans les tribunes ce soir, j'ai été surpris par le nombre de supporters du Levski ce soir. On a réussi à résister longtemps face à Lille mais on a encaissé un but suite à une erreur collective. Les vingt dernières minutes, on a bien réagi, on aurait pu égaliser. On a globalement fait un bon match. Il n'y a pas de honte à avoir de cette défaite. On a encore de réelles chances de qualification. Pour le match retour, notre stade sera plein et j'espère qu'avec le soutien de nos fans, on obtiendra un meilleur résultat."

Rudy Garcia, entraîneur du Losc :"On savait que c'était difficile. Je pense qu'on aurait pu prendre l'avantage plus rapidement dans ce match et s'éviter les frayeurs de la fin de match. Le Sporting Portugal est l'éventail du groupe, ils étaient favoris du groupe, ils le confirment, on va se battre avec les deux autres équipes pour la deuxième place. Tout reste serré, on veut garder cette deuxième place jusque la fin. On a fait tourner notre effectif, tout le groupe est concerné, nos remplaçants sont en forme, il était normal que je leur fasse confiance ce soir et je suis satisfait de leur prestation. On va savourer cette victoire maintenant et dès demain se reconcentrer sur le championnat et ce match de dimanche face à l'OM. En fin de match, on a souffert physiquement, on a aussi fait de mauvais choix, on a manqué de lucidité parce qu'on était carbonisés."
Propos recueillis par Samuel Duhamel

4.10.10

Sow assure le show !

Lille a facilement dominé Montpellier (3 buts à 1) hier soir au stadium Nord pour le compte de la huitième journée du championnat de Ligue 1.
Moussa Sow a réalisé un match plein avec deux buts marqués (20e, 32e) et une activité incessante sur le front de l'attaque nordiste. Gervinho a inscrit le troisième but en fin de rencontre (81e).
Entre temps le buteur pailladin Olivier Giroud avait égalisé sur pénalty (22e). Avec ce précieux succès, les Lillois montent pour la première fois de la saison sur le podium du championnat à seulement quatre longueurs du leader rennais.

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Déclaration d'après match de Rudy Garcia, l'entraîneur lillois :"On a démontré sur le terrain ce soir qu'on était capables de hausser notre niveau de jeu malgré la fatigue. On a été très bons dans la gestion de cette baisse physique. On a su faire les efforts puis marquer ce 3e but qui nous permet de l'emporter largement. On voulait faire ce match, on l'a réussi : c'est très satisfaisant ! Maintenant, il faut récupérer, j'espère que les blessés vont revenir. La victoire nous fait du bien au niveau du classement aussi. On est sur une série positive. J'ai fait passer un message à mon équipe vendredi, mes joueurs l'ont compris : leur réponse me convient ce soir !"

Propos recueillis par Samuel Duhamel

27.9.10

Paris dans le bon wagon

Le Paris-Saint-Germain s'est facilement imposé hier soir sur la pelouse du stade Bollaert face à Lens (2 buts à 0). Les buts ont été inscrits par Yahia contre son camp puis par Nenê en toute fin de rencontre. Cette victoire à l'extérieur (la première en 2010 pour le PSG) permet aux joueurs d'Antoine Kombouaré de faire leur apparition dans le top 5 du championnat. Les Lensois, eux, restent relégables à la 19e et avant-dernière position.
Echos et réactions d'après-match :
Yahia, héros malheureux. Le défenseur lensois fêtait son 29e anniversaire ce soir. Il aurait souhaité remporter ce Lens-Paris en inscrivant pourquoi pas le but de la victoire... C'est le contraire qui s'est produit. L'international tunisien a inscrit le premier but parisien au terme d'une séquence digne du vidéo gag. Un anniversaire cauchemardesque...

Antoine Kombouaré, entraîneur du PSG :"Ce sont trois très bons points ce soir acquis dans la difficulté. On a fait une première mi-temps très décevante, Lens a bien commencé mais ensuite, on est montés en puissance. Et je pense que la victoire est méritée. On s'est procurés beaucoup d'occasions en seconde période. Mes joueurs ont bien réagi avec beaucoup de disponibilité. C'est notre première victoire à l'extérieur en championnat depuis décembre 2009 (déjà dans le Pas-de-Calais à Boulogne-sur-Mer 5-2). Il faut continuer cette série désormais. Je reste sur mes gardes toutefois. Nous somme dans le bon wagon au classement mais d'autres batailles sont à venir très prochainement. On est dans une période positive, ce n'est pas le cas à Lens, on le savait. On a su profiter d'une petite faute de la défense lensoise pour se détacher et notre discipline collective a fait le reste."

Alaeddine Yahia, défenseur du RC Lens :"On traverse une période noire, il faut continuer à travailler. On a bien commencé mais on n'a pas marqué ce soir. Il y a eu ce but malheureux mais il ne faut pas s'accabler sur notre sort. Ca fait sept matchs qu'on est en réaction. On ne marque jamais en première mi-temps. On est en Ligue 1 pas en division de district. On veut en faire trop. Il faut se défoncer maintenant. ll faut se prendre en main maintenant ou jamais. Il faut se donner un coup de pied au cul. On est inquiets. L'année dernière, on était aussi en grande difficulté. Quand tu joues le maintien et que tu ne gagnes pas à domicile, ça coince, ça pose problème. Par rapport à mon anniversaire, je m'en fous. On a cinq points après sept journées... comme Lyon. Je ne suis pas inquiet pour Lyon, pour nous oui. Il faut faire les efforts toute la rencontre. Il faut qu'on continue à se battre. Personne ne nous fait des cadeaux. On traverse une période noire."

Jean-Guy Wallemme, entraîneur de Lens :"Ca se complique ! On a été bons plutôt bons en première mi-temps. Mais notre début de deuxième mi-temps est très compliquée. Derrière, on a joué par à coups avec de longs ballons. On n'a pas su rivaliser avec les attaquants parisiens. On a eu quelques opportunités. On a pris des risques de manière désorganisée. Il y avait peut-être la place pour prendre un point ce soir. Il faut continuer à bosser, c'est la clé. Il y a un manque de confiance évident dans notre équipe. Il faut que cela change. Ce soir, on s'est mis en danger tout seuls. On n'a pas encore marqué en première mi-temps. On ne réussit pas à progresser, il est plus que temps d'avancer. On a les nerfs à vif, on le sait. On manque de lucidité. Il faut retrouver de la confiance au plus vite."
Propos recueillis par Samuel Duhamel

12.9.10

Les damnés de la terre agricole

Ils s'appellent Mohamed, Guilhermino, Naïma, Hassan ou Salah Abdel. Comme tant d'autres, ces ouvriers horticoles traversent chaque printemps la mer Méditerranée pour offrir leur force de travail à de riches exploitants agricoles occidentaux. Pendant cinq ou six mois, ils répètent sans cesse les mêmes mouvements pénibles pour que nous puissions consommer fraises, oranges et tomates à longueur d'année. Ces saisonniers sont invisibles. On ne les entend jamais dans les médias. Pourtant, très souvent, leur quotidien ressemble un enfer. Cadences infernales, heures supplémentaires non rémunérées, exposition permanente aux pesticides, licenciements abusifs... Leurs vies sont conditionnées aux profits de l'industrie qui les emploie. On pourrait les appeler les damnés de la terre agricole. Dans son livre, Patrick Herman les surnomme Les nouveaux esclaves du capitalisme.

En cinq chapitres, l'auteur décrit les conditions de travail de ces salariés précaires, presqu'exclusivement étrangers, dans différentes régions du bassin méditerranéen. Et cela fait peur ! Car la « modernisation de l'agriculture » est peu regardante de la dignité humaine ou de la préservation de l'environnement. Avant, travailler dans un verger ou dans un champ, c'était extraire le meilleur de la terre nourricière pour le vendre à un prix juste sur les marchés locaux. Depuis cinquante ans, cela veut dire produire plus, plus vite et moins cher pour gagner des marchés, accroître continuellement la dose d'insecticides et ne plus respecter les rythmes biologiques. Bienvenue dans le monde de l'agribusiness où les fermes ont perdu leur visage humain !

En se rendant sur les lieux de production, en interviewant les saisonniers, Herman constate que cette exploitation est encouragée par les Etats eux-mêmes. Plus personne en Europe n'accepterait de travailler dans des serres pour ses salaires ridicules, dans des conditions pénibles et avec des cadences élevées ? Alors, il faut aller chercher ailleurs. Chaque année, plusieurs dizaines de milliers de Maghrébins, d'Ukrainiens ou de Sénégalais s'épuisent donc dans les champs espagnols ou français. L'agriculture figure en effet au premier rang des secteurs économiques gourmands en main-d'œuvre étrangère. Herman l'assure : « Ce ne sont pas les régularisations massives des sans-papiers qui créent l'appel d'air pour de nouvelles migrations, mais bien l'offre de travail permanente que proposent certains secteurs de l'économie. » En un sens, la venue des salariés agricoles étrangers sur nos territoires et la servitude dont ils ont victimes dans nos serres ne sont donc que les conséquences des impératifs de production de l'agriculture intensive.

Même si la démonstration d'Herman ne concerne que le secteur agricole, elle permettra peut être de réveiller les naïfs quant aux conséquences désastreuses du capitalisme libéral productiviste. A conseiller donc aux endormis mais aussi à tous ceux qui se sentent l'âme révolutionnaire sans trop savoir pourquoi !

Samuel Duhamel

Les nouveaux esclaves du capitalisme. Agriculture intensive et régression sociale : l'enquête de Patrick Herman, éditions au diable Vauvert, 407 pages, 2010, 23 euros

30.8.10

Nouveau nul pour le LOSC !

Sixième rencontre officielle et cinquième match nul pour le LOSC en ce début de saison. Hier, les dogues ont dû se contenter d'un tout petit point face à l'OGC Nice (1-1). Les aiglons ont ouvert le score à la 34e minute sur un pénalty d'Emerse Faé. Les Nordistes ont égalisé à la 69e minute grâce à Eden Hazard. Dominateurs mais inefficaces, les loscistes ne sont pour l'instant qu'une pâle copie du rouleau compresseur qu'ils formaient l'année dernière. Avec 4 points pris en 4 rencontres, ils sont pour le moment 11e du championnat, deux points derrière leurs hôtes qui occupent le 8e rang.
Echos et déclarations :

Dominer n'est pas gagner : les Lillois l'ont de nouveau appris à leurs dépens ce soir. Largement supérieurs dans le jeu, ils n'ont pas réussi à l'emporter. Mais les statistiques plaident en leur faveur : 18 corners à 3, 18 tirs à 6, 59% de possession de ballon et surtout 51 centres à 10...
Emerse Faé, milieu de terrain de Nice :"Nous sommes frustrés ce soir. Nous menons au score et nous nous faisons rattraper comme l'année dernière. Mais bon, prendre un point ici, c'est une bonne affaire. Avant le match, on aurait signé pour un nul contre Lille, l'une des meilleures équipes du championnat. Cette année, on est solides, je savais que même après l'égalisation, on allait tenir le score. Je marque mon deuxième but en deux matchs mais c'est anecdotique, j'espère que je ne serai pas le meilleur buteur de mon équipe en fin de saison... Je me sens bien dans cette équipe, j'ai beaucoup de repères désormais et c'est pour cela que je suis décisif."
Rudy Garcia, entraîneur de Lille :"Nous restons invaincus ce soir. C'est un point positif. On a fait deux mi-temps bien différentes. Moyen en première mi-temps. Très bien en deuxième, je pense que c'est la meilleure qu'on ait faite depuis le début de saison. On n'a pas été mis en danger de la partie. Ils ont beaucoup cassé le jeu au milieu. On a manqué de rythme notamment dans nos accélérations. On cadre trop peu de tirs, 4 seulement sur 18. Ce soir, toutes les équipes européennes ont réalisé des performances moyennes ou médiocres. Ce n'est pas un hasard. Le nul dans ce contexte est un moindre mal. Notre équipe a poussé mais cela n'a pas suffi. Aujourd'hui, je suis assez satisfait. Notre premier mois de compétition est moyen, solide mais moyen. Gervinho et Hazard ont été décisifs ce soir, ils sont en progression. Je pense que c'est prometteur."

Eric Roy, entraîneur de Nice :"Ce scénario m'embête mais il est logique. Nos premières 45 minutes étaient encourageantes mais après on a trop subi, il est normal que ça craque. Les Lillois étaient fatigués mais ils ont bien fini. Ils sont allés chercher ce point avec leurs tripes. Mais notre deuxième mi-temps n'a pas été bonne. On l'a payé cash. J'espère une signature d'attaquant d'ici la fin de la semaine. On a perdu 7 joueurs dont 4 majeurs (Modeste, Rémy, Apam, Echouafni) pour une seule recrue. L'année dernière, on a fini 15e. Cette saison, on semble moins bien pourvus donc ça va être très dur mais je reste confiant."

Propos recueillis par Samuel Duhamel


22.8.10

Lens revient de l'enfer

Menés 0-2 contre le court du jeu à vingt minutes de la fin, les Artésiens ont trouvé les ressources morales nécessaires pour obtenir le point du match nul (2-2) hier soir contre Monaco. Les buts monégasques ont été inscrits par Niculae et Aubameyang. Lens a répondu grâce à Eduardo, avec la complicité involontaire d'Adriano, et Roudet.
Beaucoup d'émotion, de passion et de buts mais au final les deux équipes stagnent au classement. Ce matin, les Nordistes sont huitièmes. Les joueurs de Guy Lacombe occupent, eux, la quinzième place.

Résumé audio de la rencontre : cliquez ici !

Echos et réactions :

Guy Lacombe, entraîneur de Monaco :"On a eu peur de perdre ce match en fin de rencontre. On a baissé de pied au fil des minutes. Il faut dire qu'on avait joué mardi. On était fatigués. Quand on mène 2-0, on doit être capables de prendre 3 points. Après, il ne faut pas oublier que ce score de 2-0 était très sévère pour Lens. Lens a un banc de touche. Wallemme a su s'en servir. Maintenant les buts qu'on prend, je pense qu'on peut les éviter. Je suis satisfait du comportement de mes joueurs car il y avait de la fatigue. Tout le monde a su répondre présent. Les joueurs sortis du banc de Lens ont été très bons. Je pense que dans un mois, on prendra trois points, on saura garder le score mais ce soir, on était trop juste physiquement. Je félicite le public lensois aussi, il a joué un grand rôle dans le score de ce soir."

Sébastien Roudet, milieu de terrain de Lens :"On a bien réagi. Mais on a bien joué aussi au début. Nos adversaires ont su marquer sur leur peu d'occasions. Ca va nous servir de leçon, je pense. On est revenus au score, ça prouve que mentalement, on est bien. On aurait pu l'emporter. On aurait dû l'emporter, ça n'aurait pas été volé. On a eu plein d'occasions franches. Après le but de Niculae, on était un peu perdus, on avait l'impression de bien jouer et d'être menés contre le court du jeu. On a su ensuite redoublé d'efforts pour revenir au score. Monaco a au final très peu d'occasions mais ils ont été très efficaces. C'est de bon augure pour la suite. On va se battre toute la saison. On sait qu'on doit se défoncer. On est dans une logique de combat, on n'a pas le droit de se relâcher. On doit se battre pour ce public, on a tout donné. C'est le minimum. Il faut continuer à être irréprochables. Physiquement, on est bien. C'est notre force cette saison. A la fin, on les a écrasés. Il s'en est fallu d'un rien pour qu'on gagne."

Deux partout au final entre Lens et Monaco mais le score ne reflète pas forcément la physionomie du match. Lens a dominé Monaco de la tête et des épaules en fin de match mais n'a pas su forcer la décision. Les statistiques sont éloquentes : 11 occasions à 3, 25 tirs à 6, 7 tirs cadrés à 2, 7 corners à 0...

Jean-Guy Wallemme, entraîneur de Lens :"Monaco a su faire preuve de réalisme. Nous, on a eu une dizaine d'occasions franches. A la mi-temps, je leur ai dit :"Ne changez rien, soyez juste plus efficaces." On a pris ce deuxième but évitable. Aubameyang a un peu de chance en plus. Mais ce qui est intéressant, c'est qu'on s'est relévés. J'ai fait rentrer 3 attaquants pour arracher la décision. Mais on aurait pu perdre aussi sur le fil. Il faut aussi se satisfaire d'un match nul parfois. On a beaucoup de jeunes dans notre équipe, on apprend aussi à chaque match. C'était un match intéressant et vivant. Pour les spectateurs, c'est bien. Pour nous, ça reste un peu décevant. Monaco a fait 18 fautes, nous 4. Je l'ai fait savoir à monsieur Duhamel. J'étais comme mes joueurs ce soir : dans la passion et l'énergie. Faut pas oublier que cet arbitre a des antécédents avec nous (cf. finale coupe de la Ligue 2008) mais bon, je ne lui en ai pas parlé."
Propos recueillis par Samuel Duhamel