23.12.09

Janot n'aura pas suffi !

Malgré une prestation exceptionnelle, Jérémy Janot, le gardien de Saint-Etienne, n'a pas réussi à empêcher la défaite de son équipe hier soir face au Racing Club de Lens (1-0). Le but a été inscrit sur pénalty à la dernière minute par le Brésilien Eduardo. Avec ce nouveau revers, les Verts restent engoncés dans le bas de tableau avec seulement 16 points à mi-championnat. Les Sang et Or, eux, sont maintenant dans le ventre mou avec 26 points acquis en 19 matchs. Avec une seule défaite lors de leurs neuf derniers matchs, ils peuvent espérer une deuxième partie de saison de toute beauté.

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Echos et déclarations

Jean-Guy Wallemme : "Janot a été exceptionnel, on savait qu'on allait avoir des occasions mais on a sans doute été trop maladroits. On l'a mis en valeur, lui aime ça, il est tonique, il va vite, mais c'est vrai qu'on a raté pas mal d'occasions, on a manqué de lucidité. On a joué dans ce qu'ils avaient préparé, Roudet a été cadenassé par Matuidi, on a eu du mal. On revient de loin, on a 26 points, je ne pensais pas qu'on allait avoir autant de points à la trêve. Il faut savourer maintenant mais aussi prévoir qu'il y a 7 matchs en janvier. On a pris pas mal de points en fin de match ces derniers temps (Marseille, Paris, Saint-Etienne), ça s'est joué au mental. Serge Aurier, c'est un choix ! Il a 17 ans, c'est un signe fort par rapport aux jeunes du centre de formation et Serge a fait son travail face à un Payet déroutant. Le 1er match est important dans une carrière, j'avais demandé à ses coéquipiers de bien l'entourer. La blessure de Boukari ? Son genou a tourné, je crains qu'il souffre d'une entorse. Le panenka d'Edu ? C'est un très gros risque, mais Edu savait que Janot allait plonger, ça fait plaisir !"

Première : Du haut de ses 16 ans et 363 jours, Serge Aurier a joué pour la première fois en L1. Le capitaine de la CFA du RC Lens a remplacé par Marco Ramos, suspendu.

Christophe Galtier : "C'était important de ramener un point d'ici, on a eu un premier quart d'heure difficile, Janot a été exceptionnel. On a trop subi en fin de match. C'est une grosse déception, les joueurs ont beaucoup donné. On a eu une entame de match très difficile, c'était tendu, on était recroquevillés, on a concédé des coups francs stupides. Je suis satisfaite de la deuxième période. On n'a pas assez percuté, tiré et centré mais c'est le lot des équipes en difficulté. Le chantier primordial, c'est d'avoir une assise défensive mais le chantier offensif est énorme aussi, par rapport à ce que j'ai vu ce soir, je ne peux pas être satisfait. Concernant les absents, Bayal sera absent encore deux mois et Sanogo reviendra mi-janvier. Par rapport à ces deux premiers matchs, au niveau des points, ce n'est pas satisfaisant mais au niveau de la combativité ey de la solidarité, c'était bien mais ça, c'est le minimum. Il faut avoir plus de sérénité. Je dois maintenant trouver les meilleures complémentarités possibles. Je vais sauver Saint-Etienne, je suis convaincu et déterminé."

Toifilou Maoulida : "J'ai eu deux occasions dans le match, tous les joueurs ont eu des occasions mais on n'a pas su les concrétiser, on aurait pu mener 3-0 à la pause mais Janot a été exceptionnel. On a arraché la victoire à la 92e minute. Le maintien n'est pas encore acquis. On va encore perdre des matchs, mais on va revenir forts même si notre calendrier va être difficile. On joue bien, c'est vrai, on gagne avec la manière. Notre état d'esprit a changé, on a pris conscience de nos qualités. Sur le pénalty, le ballon me tombe sur la main. L'arbitre a sifflé, je suis bousculé et je tombe. La victoire est méritée, les Stéphanois nous l'ont dit. On a eu de la chance. Bravo à Eduardo ! Il fallait avoir du culot."

Propos recueillis par Samuel Duhamel

16.12.09

Et maintenant, le froid pour les réfugiés de Calais !


Hier, le gouvernement français a renvoyé neuf Afghans dans leur pays d'origine, un pays en guerre et en déshérence. Une manière de convaincre ceux qui ne sont pas encore partis de rester chez eux. La méthode est connue, elle ne marchera pas. Quand on quitte sa famille, ses racines et ses amis, c'est qu'on a de bonnes raisons de le faire. Dans le Calaisis, malgré la pression policière, la destruction des squats et le dénuement qui les touche, les migrants sont toujours là. Ils sont afghans mais aussi irakiens, iraniens, palestiniens, érythréens ou égyptiens. Dorénavant, outre l'Etat policier et les passeurs, ils ont un autre ennemi à défier : le froid. Depuis 2002 et la fermeture du centre de réfugiés de Sangatte, aucun d'entre eux n'est tombé des conséquences d'un hiver trop rude. C'est presqu'un miracle. Les miracles arrivent rarement...
Samuel Duhamel

11.12.09

Lille, quatre à quatre

Hier soir, Lille a atomisé Saint-Etienne (4-0) pour le compte de la 11e journée du championnat de Ligue 1. Les buts ont été inscrits par Frau, Cabaye, Gervinho et Rami. C'est le quatrième succès de rang pour le LOSC à domicile, le troisième avec quatre buts marqués. Le LOSC est désormais huitième de Ligue 1 à seulement deux points de Montpellier, deuxième. Les Verts, eux, restent engoncés dans les bas-fonds du tableau à la dix-septième place. Ils ne comptent que trois points d'avance sur Boulogne-sur-Mer, actuel premier relégable.

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Echos et déclarations :
Alain Roche Antoine Kombouaré en observateurs : le directeur sportif et l'entraîneur parisiens étaient dans les tribunes du stadium ce soir. La raison est simple : le PSG accueille les Verts dimanche à 17h.

Quatrième succès consécutif à domicile pour le LOSC, le troisième avec quatre buts marqués (après Valenciennes 4-0 et Lyon 4-3).

Grâce à leur huitième but de la saison en L1, Frau et Gervinho montent sur la deuxième marche du classement des buteurs du championnat. Ils sont devancés par Nênê avec 10 buts.
Rudy Garcia, entraîneur de Lille : "On est sur une série intéressante, 15 points sur 18, on est vraiment installés dans la première moitié de tableau, il faudra maintenant être performant à Monaco. C'est un match accompli, on a mieux géré la deuxième période, on a été matures, intelligents. On a aspiré l'équipe de Saint-Etienne. J'ai aimé le comportement de mon équipe ce soir. Tout le monde a bien travaillé défensivement. Il faut se préserver du sentiment d'invincibilité. L'état d'esprit est excellent depuis le début de saison. On a bien su rebondir, on est une équipe jeune, enthousiaste, et en plus on sait maintenant se montrer patients. Sur le but d'Adil, il a fermé les yeux, je suis sûr (rires) non, en fait, il bosse les coups francs à l'entraînement, c'est bien !"
Alain Perrin, entraîneur de Saint-Etienne : "Après le 2e but, les joueurs ont baissé les bras. A 2-0, ils ont senti que la tâche était impossible. Ce n'est pas un match à oublier, il doit nous alerter sur notre situation, ça doit nous servir d'électrochoc. Si on joue comme ça au Parc dimanche, on aura la même punition. C'est inquiétant. Dans notre situation, on doit se battre jusqu'à la dernière minute, on ne doit pas se désunir comme ça. On va discuter, regarder le match pour voir quelles sont nos erreurs. On doit pas laisser filer un match comme cela. On a commis trop de fautes techniques. Mes joueurs ont peut-être été découragés. Si on veut garder notre place en L1, il faut changer d'attitude. On est inoffensifs, il y a trop d'approximations, ce n'est pas assez consistant pour inquiéter l'adversaire. C'est un problème de confiance, c'est sûr. On est dans une spirale négative. On a pas su relever le challenge. Je n'ai pas le sentiment que mes joueurs m'aient lâché, il faut faire davantage d'effort. Mes joueurs étaient vraiment motivés avant le match mais lorsque les choses ne se déroulent pas bien, on lâche ! Il n'y a pas de crise entre les joueurs, il y a une crise de résultats. On a trop de jeunes joueurs livrés à eux-mêmes avec nos nombreuses absences. Les absents pourraient rassurer nos jeunes mais ce n'est pas le cas. En partie, les solutions sont à l'infirmerie, on va essayer de bien préparer le mercato. On va faire l'inventaire des joueurs sur lesquels on peut compter !"
Propos recueillis par Samuel Duhamel

4.12.09

Paris en cinquième vitesse !

Le PSG a balayé l'USBCO mercredi soir lors du match en retard de la 14e journée au stade de la Libération.
Les Nordistes étaient pourtant bien entrés dans la rencontre et prenaient l'avantage peu avant la mi-temps grâce à une frappe surpuissante de Guillaume Ducatel.
Mais au retour du vestiaire, sous l'impulsion de Peguy Luyindula, les hommes de Kombouaré se sont révoltés inscrivant quatre buts en dix minutes (Chantôme, Luyindula et doublé d'Erding). Ramaré a réduit le score sur pénalty mais c'est Maurice, l'attaquant parisien, qui a permis aux joueurs de la capitale de l'emporter avec trois buts d'écart. Score final : 2-5 ! Les Parisiens gagnent cinq places au classement passant de la 12e à la 7e position. Les Boulonnais restent avant derniers.

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Décalarations d'après-match :


Laurent Guyot, entraîneur USBCO :"C'est une énorme claque qu'on prend ce soir. La déception est à la hauteur des espoirs qu'on avait à la mi-temps de ce match. On a tout perdu en quelques minutes, la rentrée de Luyindula nous fait mal. Va falloir être capables de rebondir dès dimanche contre Lens. On y cru pendant 60 minutes, on jouait avec de l'envie, on contenait les Parisiens mais après leur but, on a un peu craqué. Psychologiquement, c'est dur ! On est fragilisés, c'est sûr. Faut se remobiliser tout de suite, l'objectif maintien est toujours abordable."

Antoine Kombouaré, entraîneur PSG :"Mes joueurs se sont réveillés en deuxième mi-temps. On était incroyablement fébriles en première mi-temps, on a su retrouver du jeu avec des passes courtes. Le terrain était difficile, il faut dire que la défense de Boulogne a pris l'eau. Ce qui est rageant, c'est leur deuxième but, on doit pas le prendre, on n'a pas le droit de relancer l'adversaire comme ça. Peguy a fait une très bonne entrée, c'est bien. Quand on gagne, on garde beaucoup de positif. J'attends beaucoup de Peguy, il va vite, il peut garder les ballons, servir les attaquants. Clément Chantôme, décalé à droite, nous permet de revenir dans la partie, c'est bien aussi. Je ne vais pas m'enflammer pour autant. C'est notre deuxième succès de rang. Mais maintenant, c'est Bordeaux, ça va être dur ! Quand on est Paris, il faut essayer de figurer dans la première moitié. Je n'ai pas envie de parler d'arbitrage, je ne veux pas commenter le penalty pour nous. Il a été sifflé, tant mieux pour nous. On accumule de la confiance avant Bordeaux, c'est bien mais ce sera autrement plus dur ! Edel n'a pas eu grand chose à faire et ce qu'il a eu à faire, il l'a bien fait !"

Propos recueillis par Samuel Duhamel

25.11.09

Pour aider les aidants : la proximologie !


Lorsqu'une maladie grave frappe une personne, c'est tout son entourage qui est touché. Il faut alors repenser les liens entre les membres de la famille et apporter du réconfort et des conseils à la personne malade. Mais à force d'aider, les proches peuvent eux aussi se laisser déborder par la maladie et ne plus réussir à remplir leur rôle. C'est l'objet de la proximologie, une discipline qui étudie les relations entre les malades et leurs proches. Avec un constat simple : les personnes qui aident doivent, elles aussi, être aidées. Ci-dessus un reportage sur la proximologie diffusé sur M6 le 24 novembre lors du 12.50.
Samuel Duhamel

22.11.09

Lens progresse !

Au terme d'un match débridé, le Racing Club de Lens a battu l'Association sportive Nancy Lorraine hier soir (2-1). C'est pourtant les Nancéiens qui ont marqué les premiers grâce à Paul Alo Efoulou à la 53e. Mais les Nordistes se sont accrochés et ont égalisé par Jemma (80e) avant que Monnet-Paquet ne donne la victoire aux siens (84e). Au classement, Lens est 16e avec 15 points et Nancy 11e avec 17 unités.


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Déclarations d'après match :

Jean- Guy Wallemme, entraîneur de Lens : "Ca fait du bien d'autant qu'on méritait de gagner. Ca aurait été cruel de perdre ce match là, on est revenus dans un moment difficile.
On a fait 20 très bonnes premières minutes mais Nancy est difficile à manoeuvrer à l'extérieur, on a eu une belle réaction d'orgueil.
On est allés les chercher haut, on les a fait déjouer. C'est cruel d'avoir pris ce but mais on devait mieux négocier l'action qui amène le but. On a manqué d'efficacité notamment avec la barre de Romain Sartre. On a réussi à renverser le cours du match, c'est bien !
Maintenant, il faut optimiser cette victoire contre Marseille.
On a confiance dans notre jeu désormais même si leur but nous a fait mal. On est allés chercher la gagne alors qu'on avait pas beaucoup de réussite, c'est bien.
C'est important de gagner dans ces conditions, on a pêché dans la finition, on était trop alignés devant leur but.
C'est dans la continuité des matchs contre Lorient et à Sochaux. On fait 7 sur 9 sur ces 3 matchs et on aurait même pu faire 9 sur 9. Je pense qu'il y a quelques semaines, on aurait pas gagner ce match. Lens progresse !
Séb Roudet nous fait du bien, il a une belle capacité technique mais il faut le piquer dans son orgueil pour qu'il soit au top et ce soir, il l'était !
On espérait l'embellie qu'on connaît aujourd'hui, on est en adéquation avec ce qu'on fait avec l'entraînement. Rien n'est fini. Il nous reste des matchs difficiles jusqu'au 23 décembre. C'est pour ça que les points d'aujourd'hui sont très importants pour la confiance."

Pablo Correa, entraîneur de Nancy :"On vit des moments délicats, le contenu du match était bon mais on prend 0 point. C'est la suite de notre match à Saint-Etienne, on tient le choc, on tient le ballon et en 5 minutes d'absence, on perd le match. Pour moi, il n'y a pas de défaite encourageante, ce soir, c'est juste une défaite amère. La sortie de Paul Alo Efoulou, ça ne change rien ! Quand on joue bien et qu'on perd, ça m'emmerde. Quand on joue bien, je m'en fous. Ce qui compte, ce sont les points !
Les buts de Lens viennent d'une absence générale de notre équipe. On doit travailler là-dessus, on manque de maturité pour gérer moments forts et moments faibles.
Mon impression, c'est que c'est Nancy qui a donné la victoire à Lens !"

Propos recueillis par Samuel Duhamel

Wali Mohammadi, de Kaboul à Calais


Ci-dessus un reportage sur Wali Mohammadi, jeune migrant afghan devenu citoyen engagé français. Ce portrait a été diffusé sur M6 le samedi 21 novembre lors du 19.45. L'histoire de Wali, c'est l'histoire de ces millions d'Afghans qui préfèrent l'exil à la misère et à la guerre. Pour Wali, le voyage s'est bien terminé. Alors, pour rendre hommage aux personnes qu'il a cotoyées durant son périple et aux migrants qui n'ont pas eu la chance d'arriver à destination, il a écrit un livre De Kaboul à Calais. Un récit d'exil passionnant pour comprendre la situation en Afghanistan et les raisons qui poussent des minots de 15 ans à quitter leurs racines.
Samuel Duhamel
De Kaboul à Calais, de Wali Mohammadi et Geoffroy Deffrenes, éditions Robert-Laffont, 252 pages, 19 euros

28.10.09

Pour en finir avec l'atome !

"Il est criminel de développer une technologie qu'on ne maîtrise pas, surtout quand elle engage les générations à venir."
Théodore Monod, savant et naturaliste

On présente souvent l'énergie nucléaire comme une solution de compromis. Dangereuse ? Oui, mais elle assure notre indépendance énergétique. Produtrice de déchets radioactifs ? Oui, mais elle n'émet pas de gaz à effet de serre. Difficile à maîtriser ? Oui, mais sans elle, nos besoins en électricité ne pourraient pas être satisfaits.
L'atome serait un moindre mal, un pis-aller, une contrainte salvatrice. Ne tournons pas autour du pot : tout cela est faux ! Le nucléaire ne dispose d'aucun avantage spécifique dont les autres sources d'énergie ne pourraient prétendre. Le nucléaire est une énergie mortifère, polluante et coûteuse et surtout elle n'est en aucun cas indispensable pour assurer l'avenir énergétique de la France et du monde.

L'atome tue. L'Histoire nous l'a appris en août 1945 avec le bombardement d'Hiroshima et de Nagasaki par le président américain Harry Truman. Mais le nucléaire civil est également une plaie pour l'humanité. Lors des catastrophes évidemment (l'explosion de réacteurs à Tcheliabinsk en 1957 et à Tchernobyl en 1986 ont entraîné la mort de centaines de milliers de personnes), mais pas seulement. Les matières radioactives (uranium, plutonium, tritium, césium, strontium...) nous contaminent en permanence. Lorsque ces matières sont présentes en masse dans notre environnement, elles nous irradient et provoquent des mutations au sein de notre organisme pouvant déboucher sur des cancers. En France, depuis l'installation de la première centrale en 1975, les cas de cancer de la thyroïde ont été multipliés par trois. Par ailleurs, différentes études sur la radioactivité montrent que les citoyens habitant à proximité de centrales nucléaires ont statistiquement beaucoup plus de "chances" d'attaper une leucémie. Cette contamination insidieuse a des effets dévastateurs. D'après les experts du CERI (comité européen sur les risques de l'irradiation), le nombre total de morts dues au nucléaire sous toutes ces formes depuis 1945 dépasse les 60 millions. C'est autant que le bilan des deux guerres mondiales réunies... Et ce chiffre pourrait gonfler davantage si d'aventure, des terroristes écrasaient un avion sur une centrale en activité. En France, les usines atomiques n'ont pas été conçues pour supporter l'impact d'un avion de ligne. D'après le World Information Service on Energy, si un tel appareil se crashait sur les bassins de refroidissement de l'usine de retraitement de La Hague, c'est l'équivalent de cinquante fois la quantité de radiations émise par Tchernobyl qui serait libérée...

Et si l'énergie nucléaire tue, c'est aussi par la faute des déchets radiocatifs qu'elle engendre. Car contrairement à ce qu'on entend parfois, le nucléaire pollue. Les déchets radioactifs sont toxiques et contaminent tout ce qui les touche. D'après l'Agence internationale sur l'énergie atomique, plus de 100 000 tonnes de matières radioactives ont été déversées en mer depuis 1945. Aujourd'hui, l'usine de retraitement de La Hague déverse chaque jour 650 000 litres d'eau contaminée dans la Manche. C'est considérable mais c'est pourtant douze fois moins que ce que rejette quotidiennement l'usine de Sellafield (Angleterre) dans la mer d'Irlande... Evidemment, cette pollution a un impact direct sur la biosphère : les homards pêchés en mer d'Irlande présentent ainsi un taux de radioactivité treize fois plus élevé que celui considéré comme acceptable pour la consommation. Autre problème : certains déchets radiocatifs ont une durée de vie quasiment infinie. Ils peuvent être dangereux pendant plus de 200 000 ans, ce qui veut dire que l'arrière-petit-fils de votre arrière-petit-fils pourrait être contaminé par des radiations émises aujourd'hui. Et ce sur près de 6 000 générations...
Le pire dans l'histoire, c'est que même l'argument préféré des nucléocrates ("au moins, l'atome n'émet pas de CO2 !") est inexact. L'énergie nucléaire émet des gaz à effet d'au moins deux façons. D'abord, de manière directe car chaque étape de production d'énergie nucléaire émet du dioxyde de carbone (construction des centrales, extraction et transport de l'uranium, transport des déchets de la centrale à l'usine de retraitement de la Hague puis de l'usine de retraitement à celle de réenrichissement située à... Tomsk en Russie). Puis, de manière indirecte car la France importe de l'éléctricité allemande, majoritairement d'origine fossile, lors de ses pics de consommation. L'énergie nucléaire n'a donc rien de durable, comme le revendiquent parfois ses défenseurs. Le retraitement des déchets ne peut pas être considéré comme un recyclage. Seuls 10% de l'uranium appauvri (déjà utilisé pour produire de l'énergie) peut être réutilisé après une étape de réenrichissement lointaine et dangereuse. Ceci explique sans doute pourquoi seulement trois pays (France, Grande-Bretagne et Japon) sur les trente-deux qui font fonctionner des réacteurs choisissent de retraiter leurs déchets.

Tout cela a un coût. Elevé évidemment. Le prix officiel d'un kilowattheure émis par une centrale nucléaire avoisine les trois centimes d'euro. Mais ce coût ne comprend pas le coût de l'investissement de départ, celui de la recherche, celui des dépenses publiques de sûreté, le coût du combustible, celui du retraitement, de la gestion des déchets, du démantèlement... Si bien que certains spécialistes estiment le coût réel du kilowattheure d'origine nucléaire a six ou sept centimes d'euro. Or, des modèles récents d'éoliennes ont permis de générer de l'électricité au prix de 2,4 centimes d'euro le kilowattheure. Et ce n'est pas tout ! Le nucléaire a également un coût social non négligeable. Aujourd'hui, en France, il concentre 90% des investissements en recherche énergétique contre seulement 2% pour les énergies renouvelables. Or, le nucléaire génère moins d'emplois que toutes les autres énergies. D'après le centre international de recherche sur l'environnement et le développement, pour un million d'euros investis, le nucléaire crée 19 emplois, contre 23 pour le solaire, 27 pour l'éolien, 47 pour le microhydraulique et plusieurs dizaines pour l'efficacité énergétique (consommer autant en produisant moins). Ces chiffres ne sont valables qu'en période dite normale, c'est-à-dire sans accident. Mais outre les conséquences humaines, le coût d'une catastrophe nucléaire serait apocalyptique pour les finances d'un pays comme la France. Pour mémoire, l'accident de Tchernobyl a coûté 240 milliards d'euros à l'URSS. Aujourd'hui, le coût d'un accident nucléaire majeur en France est évalué à environ 400 milliards d'euros. Soit plus d'un quart de la dette de l'hexagone...

Bonne nouvelle malgré tout : le nucléaire n'est en rien indispensable pour couvrir nos besoins en énergie. Une étude de l'institut pour l'énergie et la recherche environnementale, sortie en 2006, montre que la France, pays le plus nucléarisé au monde, pourrait sortir du nucléaire d'ici 2040 tout en réduisant de 40% ses émissions de gaz à effet de serre. Evidemment, cette mutation passe par des changements radicaux dans nos comportements mais aussi dans nos modes d'approvisionnement d'énergie. Il faudrait investir massivement dans les énergies renouvelables, miser sur les transports les moins polluants et augmenter notre efficacité énergétique. Mais cela est possible. Autre étude encourageante : celle de l'association Virage Energie en 2008. D'après elle, la région Nord-Pas-de-Calais peut sortir de l'ère de l'atome d'ici 2050 tout en couvrant ses besoins électriques et en divisant par quatre ses émissions de CO2, si des investissements massifs sont faits dans le solaire photovoltaïque, l'éolien terrestre et offshore, le bois et le biogaz. Bref, le nucléaire, à l'origine de seulement 8% de l'énergie vendue sur la planète, peut rapidement devenir de l'histoire ancienne si une volonté politique forte se fait entendre. Aujourd'hui, quasiment plus personne ne croit aux beaux discours des nucléocrates. D'après une étude récente de l'Union Européenne, 75% des Européens pensent que les tenants de l'industrie du nucléaire mentent. C'est vrai, ils mentent. Alors à quoi bon continuer à les écouter ?

Samuel Duhamel

Sources :
Agnès Sinaï, Yves Cochet, Sauver la Terre, éd. Fayard, 2003, Paris, p. 213-248
Laurent de Bartillat, Simon Retallack, Stop, éd. Seuil, 2003, Paris, p. 154-183
Philippe Quirion, "Sortie du nucléaire : y a du travail !", Ecorev, n°10, septembre 2002, Paris, p.39-43
Laure Noualhat, Eric Gueret, Déchets, le cauchemar du nucléaire, prod. Arte et La bonne pioche, 2009
Synthèse du rapport Virage Energie Nord-Pas-de-Calais, 2008
Rapport de l'Institure for energy and environmental research, 2006

23.10.09

Lille décidément bien tourné vers l'Europe !

Hier soir, Lille a largement battu le Genoa (3 buts à 0) dans le cadre de la 3e journée de la phase de poule de l'Europa League. Les buts ont été inscrits par Obraniak, Vittek et Hazard. Avec ce nouveau succès, le Losc prend seul les commandes du groupe B avec sept points contre trois pour leurs adversaires du soir. Valence, tenu en échec par Prague, est deuxième avec cinq points. Les Tchèques ferment la marche avec une seule unité au compteur.

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Echos et déclarations d'après match :

Et de 8 pour le LOSC ! Après leur succès face au Genoa (3-0), les Lillois viennent d'enchaîner leur huitième match consécutif sans défaite. Leur dernier revers remonte au 30 août dernier, c'était au Parc des Princes face au PSG (3 buts à 0). La tendance est tout autre pour les Italiens qui viennent d'encaisser leur 4e défaite en 5 matchs. Les Lillois sont par ailleurs toujours invaincus en 7 matchs d'Europa League cette saison (6 victoires, 1 nul).

Gian Gasperini, entraîneur du Genoa : "Notre équipe n'y était pas du tout tactiquement. En 1ere mi-temps, on était bien place jusqu'au but. On a eu quelques occasions mais en deuxième, on a tout raté. Le mérite en revient à Lille qui a bien joué vers l'avant, avec beaucoup de précision et de vitesse mais on a encore l'espoir de se qualifier puisqu'on va recevoir Valence et Lille à domicile lors de la phase retour. Sur le premier but, on n'a pas eu de chance avec ce poteau rentrant. On a aussi des soucis en attaque, c'est ma préoccupation majeure ! Lille a déroulé en seconde mi-temps, on a senti une équipe en pleine confiance. Lille a pris une option sérieuse pour la qualification, nous on doit faire le maximum mais ça va être très dur !"

Rudy Garcia, entraîneur du LOSC : "Je suis satisfait. C'était un match abouti. On a eu la réussite qu'il nous a manqué à Rennes. On a fait une super seconde période. Il y a beaucoup de satisfactions ce soir, notre prestation d'ensemble était de grande qualité. On a plus de réalisme en coupe d'Europe, Gênes n'a pas fermé le jeu, ça nous a aidé. Tactiquement, on a été meilleurs qu'eux. C'est une excellente préparation pour dimanche à Auxerre. C'est un match référence !"

Propos recueillis par Samuel Duhamel

13.9.09

Enfin une victoire lilloise en L1 !

Il aura fallu attendre la cinquième journée pour assister à la première victoire lilloise en championnat. C'est l'ancien banni, Pierre-Alain Frau, qui a donné la victoire au LOSC au terme d'une action collective de premier plan. Les Sochaliens n'ont jamais démérité mais ont dû s'incliner devant le réalisme nordiste. Au classement, Lille est seizième avec quatre points, Sochaux reste à la onzième place avec six points.

Echos et déclarations :
De Melo touché : l'attaquant brésilien du Losc Tulio De Melo a été contraint de céder sa place à la 42e minute du match contre Sochaux. De Melo est sorti suite à une blessure au genou droit qui avait déjà cédé en 2006 (rupture des ligaments croisés). Depuis De Melo a gardé une certaine fragilité au niveau du genou et a rechuté à de nombreuses reprises ces dernières saisons. Rebelote aujourd'hui. L'ancien Manceau est sorti en se tenant la tête entre les mains, signe que la blessure doit être grave. Il a été remplacé par Pierre-Alain Frau.
Francis Gillot : "Il faut reconnaître la supériorité de Lille. Lille a été plus athlétique que nous. On n'a pas fait un mauvais match mais on n'a pas été très bons non plus. On a eu subi un gros impact physique des Lillois. Le fait de ne pas avoir pu s'entraîner pendant 15 jours nous a pénalisés. Le but déclenche tout, j'étais sûr que le premier qui marquait gagnait. Il y avait peut-être un pénalty pour nous à la fin mais la logique a été globalement respectée. Certains joueurs étaient fatigués après la trêve internationale. Sur l'ensemble du match, ils méritent de gagner. C'est une équipe européenne. Ils ont la puissance, le gabarit, la vitesse. Nous avec Boudebouz, Butin, Nogueira, on est un peu légers mais ils sont jeunes, il faut leur laisser le temps de progresser."

Frau a inscrit son premier de la saison pour son premier match. Il était entré à la 42e minute à la place de De Melo qui souffre d'une entorse du genou.

Rudy Garcia :"On a enfin démarré notre championnat. On a eu beaucoup d'occasions, on aurait pu inscrire un 2e but. Les garçons ont été admirables, on s'en est sortis par le jeu. Je suis content pour le président. Ce n'est qu'un match de gagné. On souhaite maintenant faire une série. Un match se gagne à 14 joueurs, les remplaçants ont été très bons ce soir : bravo à Frau, Aubameyang et Vittek. On a besoin de tout le monde. L'état d'esprit est bon, pourvu que ça dure. Ce soir, j'ai aligné 4 joueurs à vocation offensive, c'est un de plus que d'habitude mais on devait absolument gagner. Ludovic Butelle a également très bon, la défense aussi."
Propos recueillis par Samuel Duhamel

30.8.09

Un petit point pour l'AJA

Ca y est, il est arrivé ! Il aura fallu attendre 36 matchs pour voir le premier 0-0 de la saison 2009-2010. Boulogne-sur-Mer et Auxerre n'ont pas réussi à se départager au terme d'une rencontre de qualité moyenne. Si l'AJA n'a toujours pas marqué dans ce championnat, les hommes de Jean Fernandez récoltent leur premier point de la saison. Un moindre mal car ce sont eux qui se sont procurés les occasions les plus franches. Mais à l'image de Daniel Niculae, les Bourguignons sont trop brouillons devant la cage adverse pour gagner des matchs. Au classement, Boulogne est désormais 8e, Auxerre 18e.

Boulogne - Auxerre.mp3

Echos et déclarations :

Jean Fernandez, entraîneur de l'AJA : "Ca nous fait du bien de prendre un point, c'est un nul équitable. On avait peur en première mi-temps mais on a bien fermé les espaces. En deuxième mi-temps, on a pris plus de risques mais ça n'a pas payé. C'est un petit point mais dans la situation où on est, ça nous fait du bien !Les joueurs ont été un peu gênés par le vent mais le problème principal, c'est d'abord un problème de confiance, on ne se crée pas assez d'occasions. On doit faire le dos rond pendant quelques semaines avant le retour de Jelen et de Licata. Sans eux, c'est difficile !"

Laurent Guyot, entraîneur de l'USBCO : "Je suis satisfait du point du nul parce qu'on avait face à nous une belle équipe. Ils manquent d'efficacité mais je ne suis pas inquiet pour eux.Nous, on n'a pas été très tranchants. On a eu beaucoup de mobilité en deuxième mi-temps, on a pêché dans la transmission. On s'était dit qu'il fallait six points après cinq matchs, on en a sept après quatre rencontres donc on est en avance sur notre tableau de marche."

Guillaume Borne est sorti à la mi-temps, il ne sentait pas bien et a dû céder sa place. "J'espère que ce n'est pas la grippe A, on va surveiller les symptomes." a déclaré en rigolant Laurent Guyot.

Anthony Lecointe a remplacé Guillaume Borne, il disputait là son premier match en L1.

Benoît Pedretti, milieu de l'AJA : "On s'est rassurés avec ce point du nul. En attendant le retour de nos attaquants, on voulait prendre au moins un point pour casser leur série de victoire. Tant que nos attaquants Jelen et Licata ne sont pas là, c'est compliqué, donc on fait ce qu'on peut. Mais en même temps, on aurait pu gagner, je ne sais pas si c'est lié à la qualité de nos joueurs, à la confiance ou à l'adversaire mais on manque d'efficacité devant le but. C'est un problème récurrent !"

Propos recueillis par Samuel Duhamel

24.8.09

Le LOSC ne décolle pas !

A la suite d'un match animé, Lille et Toulouse se sont quittés sur un nul (1-1). C'est le Slovaque de LOSC, Robert Vittek, qui a ouvert la marque à la 44e minute. Cheikh MBengue a égalisé pour Toulouse à la 74e. Après 3 journées, Lille ne compte qu'un point et accusent déjà six unités de retard sur le peloton de tête. Les Toulousains, eux, sont dans le ventre mou du championnat avec six unités.

Losc - TFC.mp3
Vous pouvez écouter les meilleurs moments de la rencontre en cliquant sur le lecteur ci-dessus.

Echos et déclarations

Pour son 26e match en L1, MBengue a inscrit son premier but.

Alain Casanova, entraîneur du TFC : "Ils ont mieux joué que nous, ils étaient davantage déterminés au début. On a commis trop de fautes et puis progressivement, lors de la deuxième mi-temps, on a été plus solides, on a montré beaucoup de bonne volonté. Sur l'ensemble de la deuxième mi-temps, on mérite l'égalisation. J'ai fait rentrer Pentecote pour qu'on puisse arracher la victoire, je n'ai pas voulu me contenter du nul mais l'équipe de Lille est très performante, elle nous a agressés tout le match. Un nul reste un bon résultat, le mental de mon équipe m'a plu. On est logiquement récompensés !"

Rudy Garcia, entraîneur du LOSC : "On aurait dû doubler la mise mais même si on n'a pas réussi, ça ne remet pas en cause la bonne prestation des joueurs : je suis déçu pour eux !
On a joué face à une superbe défense. Ils défendent très bien, ils se projettent vite vers l'avant. On a bien tenu Gignac mais ça n'a pas suffi. On a un point après 3 matchs comme l'année dernière. Notre état d'esprit, notre combativité, notre esprit de corps nous permettra de gagner des matchs rapidement. Notre prochain match en championnat, c'est à Paris, c'est difficile mais bon, ce soir, on a eu un très bon niveau de jeu, je ne suis pas inquiet. Au niveau de l'envie et de la maîtrise collective, ça a été notre meilleur match de la saison pour l'instant."

Florent Balmont, milieu du LOSC : "On voulait gagner, on est très frustrés, on avance pas au classement mais on ne doit pas s'inquiéter, va falloir continuer à bosser. On avait fait le plus dur en marquant. On prend un but vraiment con en plus, on a parfaitement muselé Gignac, c'est décevant."

Rio Mavuva, milieu du LOSC : "On a fait notre meilleur match de l'année, on a pas été en danger, on a manqué de réalisme. En 3 matchs, on a mis que 2 buts pourtant on a les occasions. Défensivement, c'est pas trop ça, on a pas encore trouvé le bon équilibre. Ce soir, on a quand même l'impression d'avoir laissé filer deux points."

Propos recueillis par Samuel Duhamel

16.8.09

Ils sont de retour !

Quinze mois après leur dernier match à Bollaert en Ligue 1, les joueurs lensois ont redonné le sourire à leurs supporters en s'imposant facilement contre une équipe d'Auxerre trop limitée (2-0). Les buts ont été inscrits par les deux ailiers Kévin Monnet-Paquet et Razak Boukari. Après deux journées de championnat, le RC Lens est en milieu de tableau avec trois points. Les Auxerrois, qui viennent d'enchaîner deux défaites, sont relégables.

Vous pouvez réécouter les meilleurs moments de la partie en cliquant ci-dessus.

Echos et déclarations d'après match :

Jean Fernandez (entraîneur de l'AJ Auxerre): "On mérite de perdre, on a été en dessous de tout, je ne pense que l'arrivée d'un nouveau joueur changera quelque chose à notre situation. Sur le 2e but (Hengbart blessé, Boukari en profite marquer), on doit se replacer plus vite. On ne peut pas se plaindre, on connaît le réglement ! Les solutions sont à l'intérieur du groupe. On a des blessés, des buteurs, quand ils vont revenir, je pense qu'on va se refaire une santé, on a un groupe de qualité. L'année dernière, on avait mal commencé et on a terminé huitièmes derrière les grosses équipes donc je ne suis pas inquiet. Niculae ? Il a fait une super saison il y a deux ans, depuis il a du mal. On essaie de le mettre dans les meilleures conditions, il est capable de s'imposer et de nous marquer des buts cette saison."

Mecha Bazdarevic était dans les travées de Bollaert ce soir. Deux raisons à cela : Grenoble joue demain à Boulogne-sur-Mer et surtout Grenoble accueillera Lens la semaine prochaine.

Kamel Chafni (milieu de l'AJ Auxerre) : "On a fait une bonne première mi-temps, mais le but nous a mis dedans, on a jamais su vraiment réagir. Quand on pousse trop, on s'expose. Sur le deuxième but, je n'avais pas vu que Cédric était blessé, on a continué à jouer mais Boukari fait un exploit, on ne pouvait rien faire. Il faut s'accrocher, ne pas perdre espoir. On a donné un but à Sochaux, un ce soir à Lens : l'année dernière, on était forts défensivement, en ce début de saison, on est plus friables ! Dans le jeu, à certains moments, on était pourtant mieux qu'eux mais ce but nous a fait vraiment très mal !"

Jean-Guy Wallemme (entraîneur du RC Lens) : "C'était important de réagir après la défaite de Bordeaux où on aurait pu obtenir un point. On a reproduit certaines actions positives malgré des moments de fébrilité. Leurs occasions sont davantage liées à des erreurs individuelles. La seconde mi-temps était plus encourageante, Auxerre n'a pas su profiter de nos erreurs. Après le deuxième but, on a eu une maîtrise intéressante. C'est rassurant de prendre 3 points mais on peut mieux faire ! On a besoin d'un milieu de terrain et d'un défenseur. Vignal et Veselinovic vont nous quitter mais on doit encore vendre pour recruter. Mounier n'est pas forcément le joueur dont nous avons besoin, c'est plus un ailier qu'autre chose. Le but de Monnet-Paquet, c'est une bonne chose, il a besoin de se libérer, il en a besoin, il n'avait plus marqué depuis 8 mois. Il a encore une grosse marge de progression, il ne s'est pas totalement libéré. A lui de défendre le statut de grand espoir qui est le sien !"

Propos recueillis par Samuel Duhamel

10.6.09

Le petit Nicolas n'a pas grandi

41 ans de régime autoritaire.
41 ans de corruption, de népotisme, de simulacres d’élections.
41 ans de violences envers une population meurtrie.
41 ans d’enrichissement personnel sur le dos d’un peuple déshérité.
41 ans de petits arrangements entre amis fortunés et intéressés.
41 ans d’attente pour les Gabonais.
Albert-Bernard Bongo est mort. « Enfin !», diront certains. Tous les citoyens du monde, défenseurs des droits de l’homme, de la paix et de la démocratie, y voient l’espoir d’une société plus juste à Libreville.
Le petit Nicolas, lui, a exprimé sa « tristesse » et son « émotion ». Il déplore la perte d’ « un grand et fidèle ami de la France, un chef d’Etat qui avait su gagner l’estime et le respect de l’ensemble de ses pairs, notamment par ses nombreuses initiatives pour la paix sur le continent africain. »
Le petit Nicolas n’a eu pas le courage de dire que Bongo était le doyen des dictateurs africains, qu’il a instauré un régime de parti unique en 1968 et ne l’a retiré qu’en 1990 sous la pression populaire. Il y a deux ans, le petit Nicolas a dit que « l’homme africain n’était pas assez entré dans l’Histoire. » Aujourd’hui, il regrette la mort d’un autocrate, homme clé de la Françafrique.
Cette fois, c’est sûr, le petit Nicolas n’a pas grandi.

Samuel Duhamel

17.3.09

Mesrine par Mesrine

« Quand on fait le métier que je fais, la moindre imprudence peut coûter la vie et, pire encore, la liberté. »
Jacques Mesrine

Un appétit incommensurable pour la vie… dans un livre intitulé L’instinct de mort. Etrange paradoxe que nous livre Jacques Mesrine, l’ancien ennemi public numéro 1, dans sa biographie écrite en 1976, trois ans avant son exécution par l’antigang à Paris. Etrange mais aussi logique : l’existence du tueur carnassier ne fut qu’une ode à la liberté, à la volonté de vivre pleinement sa vie, sans contrainte et en acceptant les conséquences.

Mesrine était un personnage complexe et fascinant : franc-tireur égoïste, il savait se plier en quatre pour ses amis quitte à y laisser sa peau. Hors-la-loi permanent, il ne dérogeait jamais aux règles de son milieu, celui des gros calibres, des vols et des règlements de compte. Brute épaisse, il avait une réflexion aiguisée sur la vie et montrait par ses coups insensés l’étendue immense de son intelligence. Mesrine, ce sont des centaines de braquages de banques réussis, probablement des dizaines de meurtres prémédités, huit années passées en détention dans la souffrance et la solitude. Mesrine, c’est aussi l’audace incarnée, quatre évasions de prison, une vie de bohème à travers le monde dans le luxe et la volupté. C’est la vie sans limite qui s’offre à la mort certaine.

Dans son livre, le Grand Jacques se raconte sans fioriture. On redécouvre le tueur, le braqueur, le kidnappeur. On fait la connaissance d’un poète insoupçonné qui dompte les mots et vous les offre comme des caresses. Cinquième phrase : « L’ombre des barreaux se reflète sur les murs délavés des cellules comme pour y emprisonner la seule évasion que représente le rêve. » Danton avant d’être guillotiné ? Non ! Mesrine à la prison de la Santé. Une sensibilité à fleur de peau, une haine viscérale pour l’humiliation et l’injustice et pourtant une indifférence froide devant le sang qui coule. Tel était Jacques Mesrine. Tel est le portrait qu’il dresse de lui-même. L’instinct de mort est donc un formidable roman d’aventures écrit à la première personne. Avec l’auteur, on voyage dans les hôtels quatre étoiles de Palma de Mallorca en Espagne, dans le Grand Nord canadien, sur les plages de sable fin du Venezuela. Mais on est aussi souvent enfermé dans une cellule de 9 mètres 2 où on attend seul que le temps passe, où l’on prend des coups sans pouvoir rugir en retour.

Dense, poignant, fascinant, L’instinct de mort est un récit qui vous frappe la gueule comme son auteur savait le faire. Il raconte le flux tourmenté de douze années de vie, de survie et de flirt avec la mort. Par son livre, Mesrine nous surprend, nous prend à contre-pied encore une fois. Mais surtout, il nous indispose car la vie du tueur romantique qu’il était n’est que le reflet d’une société dans laquelle il n’a jamais pu s’insérer. Mesrine représente l’échec de notre mode d’organisation sociale. C’est peut-être en cela qu’il est le plus passionnant.

Samuel Duhamel

L’instinct de mort de Jacques Mesrine, éd. Flammarion, 392 pages, 2008, 21 €







Les mots de Mesrine
Précis avec les armes, Mesrine l’était aussi avec les mots. Tout au long de son autobiographie, il jalonne ses aventures de phrases somptueuses ou de formules adéquates. Sans le savoir peut-être, Mesrine était un grand écrivain. Ces quelques citations en sont la preuve.

« Seigneur, protège-moi de mes amis… mes ennemis, je m’en charge. »Une phrase que Mesrine répétait souvent à qui voulait l’entendre et qui prit du sens le jour où son collègue Pierre Verheyden le balança à la police. Cette trahison allait lui coûter cinq années de prison avant son évasion de la prison de la Santé en mai 78 avec François Besse.

« Celui qui entrait en prison sans argent ressortait dans les mêmes conditions et n’avait comme seule solution que de commettre un autre délit pour vivre. Psychologiquement, la détention est destructive ; pas d’éducateur pour ceux qui auraient voulu apprendre un métier, pas de service social et des soins médicaux quasiment inexistants. La société nous encageait et faisait de notre détention beaucoup plus un règlement de comptes qu’une dette à payer avec espoir de s’en sortir un jour. »
Durant toute sa carrière, Mesrine n’eut de cesse de critiquer les conditions de détention en France et au Canada. Militant pour la suppression des quartiers de haute sécurité dans les prisons, il obtînt avec d’autres la fermeture de l’Unité spéciale de correction (USC) du Canada, la prison la plus dure du pays.

« Nous savions que ce que nous avions décidé d’entreprendre était presque impossible. […] Il fallait être fou pour tenter un coup pareil… ou fidèle à ses amis et aux promesses faites. C’était notre cas. »Quelques jours après s’être évadés de l’USC du Canada, Mesrine et son collègue Mercier sont retournés à la prison pour y libérer tous les prisonniers. Face à eux des gardiens armés, des patrouilles de police, des murs infranchissables et du barbelé. Une chance sur un million de réussir. Ils y sont quand même allés juste pour tenir leur promesse. Les deux hommes furent blessés par balle… mais ne réussirent pas leur pari.

« Le passe-temps de certaines personnes, c’est le golf, le ski… Moi, je relaxe sur l’attaque à main armée… Je ne vis que pour le risque. Je sais que c’est con, mais j’aime risquer ma peau. J’ai dépassé le stade de la peur, je ne sais plus ce que c’est… Je suis dangereux pour cette simple raison. »
En plus de cent braquages de banque, Mesrine ne s’est jamais fait arrêter par la police.

« Le milieu n’est pas le monde de l’honneur et de l’amitié à toute épreuve comme trop de films le montrent à tort. Les hommes, les vrais, sont rares. A la vérité, c’est le monde de l’embrouille, de l’enculade, du m’as-tu-vu, de l’orgueil démesuré, un monde de frimeurs. »
Si Mesrine a violé la loi à d’innombrables reprises, il a toujours respecté les règles de son milieu : aide aux amis en difficulté, mise à mort sauvage pour les traîtres, bouche cousue devant la police…

Le principe de la douane m’a toujours fait sourire, car j’ai toujours voyagé avec une arme dans ma valise et je n’ai jamais subi de contrôle. »
De l’audace, un talent d’acteur certain, le sens du déguisement, le verbe facile, c’est aussi cela être l’ennemi public numéro 1.

« Au Québec, j’allais devenir un des pires criminels que la province ait connus. J’allais y kidnapper un milliardaire, y être accusé d’un meurtre que je n’avais pas commis, être acquitté de ce même meurtre, condamné à onze ans de pénitencier pour attaque à main armée, m’évader, être repris, tenter d’autres évasions… puis réussir l’évasion impossible du plus dur pénitencier canadien, attaquer des banques, avoir des fusillades avec la police, abattre des gardes provinciaux, y régler des comptes et, pour couronner le tout, attaquer un pénitencier fédéral pour tenter d’y libérer des amis… Et malgré cela, ma tête mise à prix, je réussis à quitter le pays. »





3.3.09

Zidane, la face cachée

« J’ai 26 ans et je possède tout : une femme, des enfants, de l’argent et une carrière exceptionnelle. Ma vie est terminée. »
Zinedine Zidane, automne 1998

C’est une arabesque, une icône, un rêve matérialisé. C’est un trait de génie dans une forêt de jambes maladroites. C’est un artiste contemporain qui jouait du ballon comme d’autres du pinceau. C’est un but incroyable, une frappe pure, une tête glorieuse, un titre majeur. C’est l’espoir quand l’audience se résigne. C’est la joie d’avant match et d’après victoire. C’est l’insensé qui se réalise. Voilà ce qu’est Zidane.

On le connaît tous. A notre insu, il est entré dans chacun d’entre nous. Il a atteint un tel niveau d’excellence que même les footballophobes ont été contraints de s’intéresser à son cas. Et pourtant, qui connaît vraiment Zidane ? Qu’y a-t-il derrière cette image d’Epinal, derrière ce garçon timide devenu roi du ballon rond ? C’est à ces questions qu’a voulu répondre la journaliste Besma Lahouri dans son enquête, Zidane, une vie secrète. Le livre s’arrête sur les nombreuses parts d’ombre de l’ancien capitaine des Bleus. Reposant sur 40 chapitres très courts, il révèle quelques anecdotes affriolantes sur la vie sportive du natif de la Castellane (Lors de la finale du mondial 2006, Domenech avait prévu de le sortir cinq minutes avant la fin du match… - Lorsque l’arbitre lui montre le rouge, il demande à Zidane : « Que s’est-il passé ? » et l’idole de répondre : « Le rouge, je le mérite ! Ne vous inquiétez pas. » - Zidane change de numéro de portable tous les six mois pour ne pas être harcelé au téléphone - Il a gagné 80 millions d’euros en 17 saisons, soit une moyenne de 13.000 euros par jour pendant 6 200 jours…).

Mais surtout, il met en lumière l’après carrière du meneur de jeu : ou quand l’artiste devient homme d’affaire. Car aujourd’hui, Zidane, c’est une marque qui rapporte. Pour lui d’abord (environ 3,5 millions de contrats publicitaires par an). Pour de nombreuses sociétés surtout : Danone, Adidas, Orange, Grand Optical et une petite demi-douzaine d’autres entreprises profitent de son image de gendre idéal pour apparaître tendance aux yeux de l’opinion et remobiliser les troupes quand il y a lieu de le faire. Avec le temps, Zidane est devenu un habile négociateur. Riche comme Crésus, il ne lâche pourtant pas le moindre euro lorsqu’il s’agit d’utiliser son image à des fins commerciales. Dans la vie comme sur le terrain, Zidane sent les coups et sait jouer juste quand il y a beaucoup d’argent en jeu.

Malgré ces révélations, l’ouvrage de Besma Lahouri nous laisse un peu sur notre faim. D’abord parce que très peu d’anciens coéquipiers (pour ne pas dire aucun) n’ont voulu témoigner. Ensuite parce qu’il ne fait que survoler de nombreuses parties de sa personnalité (comment évoquer son caractère boute-en-train en 3 pages et demi ?). Il est surtout truffé d’erreurs sur l’historique de sa carrière sportive (voir ci-dessous). Dès lors, on se demande si les deux cambriolages dont ont été victimes l’éditeur puis la meilleure amie de Besma Lahouri n’en révèlent pas un peu plus sur Zinedine Zidane que le contenu-même de l’enquête[1]

Samuel Duhamel

[1] Simple hasard ou vraie tentative d’intimidation, deux proches de la journaliste se sont fait dérober leur manuscrit à quelques semaines de la parution de l’ouvrage.





Zidane, une vie secrète de Besma Lahouri, éd. Flammarion Enquête, 2008, 20 €


Une enquête truffée d’erreurs

Zidane, une vie secrète n’a pas été écrit par une spécialiste mais par une journaliste indépendante s’intéressant au phénomène Zidane. Malheureusement cela se voit ! Voici la liste de confusions ou approximations contenues dans le livre.


« En Corée et au Japon, les Bleus n’avaient même pas franchi le deuxième tour. » (page 53)
En fait, ce n’est pas le deuxième tour qu’ils n’ont pas franchi mais bien le premier.

« …alors qu’on croyait la Coupe du monde 2006 jouée d’avance. » (page 53)
Ah oui ! Pour qui ?

« La roulette, c’est cette action qui consiste à enrouler le ballon du pied derrière son dos avant de le lancer en l’air. » (page 55)
Faux. La roulette est un dribble consistant à éliminer un adversaire en roulant sur le ballon tout en effectuant une rotation de 360°, de telle sorte qu’à la fin du geste, le joueur se retrouve exactement dans la même position qu’au début du dribble mais avec l’adversaire derrière lui.

« A la surprise générale, David Ginola et Eric Cantona, les deux chouchous du football français, n’ont pas été retenu pour la Coupe du monde 98. » (page 84)
Cette simple phrase contient à la fois une confusion, une approximation et une erreur. Lahouri confond d’abord tacitement Euro 96 et Coupe du monde 98. En 1996, Ginola et Cantona éblouissent de leur talent la Premier League (le championnat anglais). Beaucoup d’observateurs ne comprennent pas pourquoi Jacquet ne les sélectionne pas pour l’Euro anglais. Toutefois, et c’est là que survient l’approximation, cela ne constitue pas une « surprise générale » car Jacquet a toujours été fidèle à ses convictions : il ne sélectionnera pas ces deux attaquants doués certes, mais aussi difficilement gérables. Enfin, l’erreur, c’est qu’en 1998, Eric Cantona n’est plus un joueur mais un retraité du football.

« Sélectionné pour les phases qualificatives du Mondial 94, il s’est fait remarquer en marquant deux buts. » (page 85)
Faux. La première sélection de Zidane intervient en match amical le 17 août 94, soit après la Coupe du monde. Il marque alors ses deux premiers buts contre la République tchèque.

« [Lors de la séance des tirs aux buts du Mondial 98 contre l’Italie,] Blanc creuse l’écart à nouveau. » (page 90)
Comment peut-il creuser l’écart alors que les deux équipes sont alors à égalité 3-3 ? Blanc ne creuse pas l’écart, il redonne un but d’avance à la France.

«[Lors de la séance des tirs aux buts du Mondial 98 contre l’Italie,] Barthez a arrêté deux buts. » (page 91)
Là-encore, une approximation et une erreur. Les gardiens n’arrêtent pas des buts mais des frappes ou des ballons. Par ailleurs, Barthez n’a stoppé qu’une seule frappe, celle d’Albertini. Le tir de Di Biagio a lui été dévié par la transversale.

« En demi-finale contre la Croatie, la France est menée 1-0 à la mi-temps. » (page 92)
Faux. A la mi-temps, le score est de 0-0.

« France – Brésil : voilà une affiche alléchante pour la finale. Brazil, Brazil ! » (page 93)
Pourquoi s’obstiner à écrire Brasil avec un « z » alors qu’on l’écrit avec un « s » en portugais.

« Jacques Chirac réserve aux champions un accueil enthousiaste, les félicitant d’avoir gagné le championnat de France. » (page 101)
Faux. Chirac commet en effet une erreur. Mais il présente le trophée comme la Coupe de France et non le Championnat de France.

« Michel Platini a été nommé deux fois meilleur joueur de tous les temps par France Football. » (page 215)
Encore faux. France Football a attribué à trois reprises le Ballon d’or de meilleur joueur européen de l’année à Platini. Par ailleurs, Platoche a été élu footballeur français du siècle puis meilleur joueur de l’histoire des Bleus par le bi-hebdomadaire.

« Pierre Ménès mesure 1 mètre 90 pour 100 kilos. » (page 224)
10 centimètres de moins et 25 kilos de plus, voilà à quoi ressemble Pierre Ménès.
NB : Besma Lahouri a corrigé la grande majorité de ses erreurs dans l'édition de poche, après en avoir pris connsaissance sur ce blog. C'est tout à son honneur !

23.2.09

Lille en phase avec ses objectifs !

Hier soir, Lille s'est imposé face à Monaco à domicile, 2 buts à 1. Obraniak et Dumont ont scellé le 4e succès lillois consécutif à domicile avant la réduction du score à l'ultime seconde par Adriano pour les Monégasques. Au classement, le LOSC revient à trois points de la 3e place. Quant aux Monégasques, ils feraient bien de se méfier du retour des équipes de bas de tableau puisqu'ils ne comptent plus que trois points d'avance sur Saint-Etienne, actuel premier relégable.

LOSC - ASM.mp3

Echos et déclarations :

- Première pour Licata au stadium : ancien pensionnaire de l'équipe réserve du Losc, Alexandre Licata n'avait jamais eu l'occasion d'évoluer au stadium Lille-Métropole. C'est désormais chose faite mais l'attaquant a dû changer de maillot pour cela. Remplaçant entré en cours de jeu à la place de Pino, il ne gardera probablement pas un grand souvenir de cette première.

- Un but même pas fêté : c'est assez rare pour être souligné : aucun Monégasque n'a célébré le but d'Adriano. Le coup franc du Brésilien était pourtant somptueux. Mais inscrit à la 94e, il n'a servi qu'à sauver l'honneur. Les joueurs du Rocher en avaient bien conscience.

- Coaching efficace : le but de la victoire lillois est 100% l'oeuvre du banc. Eden Hazard, le passeur, et Stéphane Dumont, le buteur, sont en effet entrés en lieu et place d'Obraniak et de Chedjou

- Pour Ricardo, "il y a eu deux matchs dans le match. Durant les 25 premières minutes, on a clairement subi le jeu et l'ouverture du score lilloise était amplement méritée. Ensuite, on a fait jeu égal avec eux et on aurait presque pu chercher le nul. Mais évidemment quand on ne joue que 65 minutes sur 90, contre ce genre d'équipes, on le paie cash !"

18.2.09

Valenciennes sort de la zone rouge !

Au terme d'un match globalement maîtrisé, les Valenciennois ont battu des Caennais bien pâles dans cette rencontre en retard de la 20e journée. Les buts ont été inscrits par Jonathan Lacourt (10e) et par Gaël Danic (90e). Après quatre mois dans la zone rouge, les Nordistes cédent donc leur 18e place à Saint-Etienne. Les Normands sont toujours 15e mais voient les équipes de bas de tableau se rapprocher à grands pas.

vafc caen.mp3

Echos et déclarations :

Savidan toujours à la maison ! Savidan garde une côte d'amour très élevée à Valenciennes. Son nom a été scandé avant et après le match par quasiment tous les supporters rouges et blancs. Malheureusement pour lui et son équipe, il a été pratiquement transparent durant la partie, parfaitement cadenassé par Bisevac et Schmitz. Il a échangé une bise avec Kombouaré après le match et n'a pas voulu répondre aux journalistes, visiblement très déçu par le résultat.

Saez touché au tendon d'Achylle. José Saez a été malencontreusement blessé par son coéquipier Rudy Mater. Il a dû céder sa place à 15 min de la fin à Karba Bangoura, qui a donné le ballon de but à Gaël Danic.

Enfin ! Après 4 mois dans la zone de relégation (depuis la 9e journée), le VAFC sort enfin de la zone rouge grâce à ce succès. C'est Saint-Etienne qui prend la 18e place. Valenciennes reste sur 7 matchs sans défaite (3V, 4N). Kombouaré :"On n'est plus dans la charette. On voit enfin de la lumière, on voit enfin le soleil. Dorénavant, on a plus peur de personne".

Dumas fataliste : "Dorénavant, on va regarder dans une seule direction : dans le rétro !"

17.2.09

Um dia, o sapo vira príncipe…

Brasília, 1o de janeiro de 2003. 200 mil pessoas alegres foram assistir a posse do novo presidente na Praça dos Três Poderes. O intelectual poliglota Fernando Henrique Cardoso passa a faixa ao ex-engraxate e líder sindicalista Luiz Inácio Lula da Silva. Sorrisos em todos os rostos, tanto na assembléia como na platéia : ambos parecem felizes, quase aliviados. O abraço dos dois presidentes é caloroso. A mudança democrática entre estas duas figuras politicas opostas acontece numa serenidade perfeita. E se o milagre brasileiro residisse nessa passagem de bastão ? De todo jeito, é o sentimento dado pelo livro O sapo e o príncipe de Paulo Markun. O jornalista narra a historia complexa do Brasil contemporanêo através da vida dos dois ultimos presidentes do maior pais da América do Sul. A analise política é fina e o conteúdo estupendo.

De fato, as trajetórias de FHC et de Lula não poderiam ter sido mais diferentes. O primeiro pertence a uma família que inclui generais, ministros da Guerra, um senador, um prefeito do DF e um presidente do Banco Central. O segundo teve um pai analfábeto e irresponsável, um daqueles capaz de deixar mulher e filhos para engravidar uma menina de 16 anos. Enquanto a carreira de FHC foi predestinada (estudos de sociológia, professor de universidade, senador, ministro das relações exteriores, depois da Fazenda e finalemente, presidente da República), Lula conheceu altos e baixos. A vida dele foi dura ! Com a ausência paterna, teve que viver em um sítio sem luz elétrica durante toda a infância. Ainda muito novo, teve que trabalhar como vendedor de amendoins ou como engraxate para ajudar a família a viver. Conheceu o desemprego, a solidão e o sofrimento. Perdeu a primeira mulher quando ela estava dando a luz ao seu primeiro bebê que tambem morreu durante o parto. Foi prisoneiro político durante a ditadura militar por causa das atividade sindicais. Perdeu 3 vezes a eleição presidencial antes de ser eleito, embora todo mundo pensasse que ganharia de primeira[1]. E FHC ? Nem tinha vontade de candidatar-se e foi eleito duas vezes no primeiro turno…

O livro de Markun merece uma certa atenção, graças a um leque de detalhes e um perfeito conhecimento da política brasileira. Markun permite aos curiosos entender não so a historia de Fernando Henrique Cardoso e a de Lula, como tambem a história do pais desde 1954, marcado pelo suicídio de Getúlio Vargas. Por isso, O sapo e o príncipe é um livro indispensável para quem se interessa ao passado e ao presente do país do futuro.

Samuel Duhamel

[1] Miriam, a ex-mulher do Lula, afirmou numa entrevista que o candidato petista era preconceituoso, mulherengo e alcoólatra. O efeito da acusação foi devastador. Mais tarde, uma jornalista denunciou que o depoimento da Miriam foi comprado pelo irmão de Collor (o outro candidato classificado pelo segundo turno) por 123 000 dólares.
O sapo e o principe, de Fernando Markun, ed. Objetiva, 374 paginas, Rio de Janeiro, 2004




Et un jour, le crapaud se transforme en prince…

Brasilia, 1er janvier 2003. 200 000 personnes folles de joie sont venues assister à la prise de fonction du nouveau président sur la place des Trois Pouvoirs. L’intellectuel polyglotte Fernando Henrique Cardoso cède son écharpe d’élu à Luiz Inacio Lula da Silva, l’ancien cireur de chaussures devenu leader syndical. Des sourires sur tous les visages, dans l’assemblée comme sur le podium : les deux présidents paraissent heureux, presque soulagés. Leur étreinte est chaleureuse. La transition démocratique entre ces deux figures politiques opposées se déroule dans la plus parfaite sérénité. Et si le miracle brésilien résidait dans cette transmission de témoin ? C’est en tout cas le sentiment laissé par O sapo e o principe, le livre de Paulo Markun. Le journaliste revient sur l’histoire complexe du Brésil contemporain à travers la vie de ses deux derniers présidents. L’analyse politique est fine et le contenu stupéfiant.

En effet, les trajectoires de FHC et de Lula n’auraient pas pu être plus divergentes. Le premier appartient à une famille composée de généraux, de ministres de guerre, d’un sénateur, d’un préfet du district fédéral et d’un directeur de banque centrale. Le second avait un père analphabète et irresponsable, de ceux capables d’abandonner femme et enfants pour mettre enceinte une adolescente de 16 ans. Alors que la carrière de Cardoso était prédestinée (études de sociologie, professeur d’université, sénateur, ministre des Affaires Etrangères, Premier ministre puis Président de la République), Lula a connu des hauts et des bas. Pendant longtemps, sa vie fut une pénitence. Le papa parti, il dût vivre avec ses sept frères et sœurs sans électricité durant toute son enfance. Très jeune, il dût travailler comme vendeur de cacahouètes ou comme cireur de chaussures pour aider sa famille à vivre. Il a connu le chômage, la solitude et la souffrance. Sa première femme est décédée le jour de l’accouchement de son premier enfant, mort-né. Il fut prisonnier politique durant la dictature militaire en raison de ses activités syndicales. Il a dû se présenter quatre fois à la présidentielle pour être enfin élu, alors que tout le monde s’attendait à le voir gagner dès sa première tentative[1]. Et FHC ? Alors qu’il ne voulait même pas se présenter, il fut élu deux fois dès le premier tour.
O sapo e o principe mérite le détour tant son auteur connaît la politique brésilienne à la perfection. Certains détails sont croustillants. L’ouvrage permet de comprendre non seulement l’histoire de Fernando Henrique Cardoso et celle de Lula mais aussi l’Histoire du pays depuis 1954 et le suicide de Getulio Vargas. O sapo e o principe est donc un livre indispensable pour quiconque cherche à connaître le passé et le présent du pays du futur.

Samuel Duhamel

[1] Miriam, son ex-femme, avait alors affirmé dans une interview que le candidat du PT était intolérant, machiste et alcoolique. Cette accusation fut dévastatrice. Plus tard, une journaliste expliqua que le frère du candidat Collor (également qualifié pour le 2d tour) avait acheté le témoignage de Miriam pour 123 000 dollars.

O sapo e o principe, de Fernando Markun, ed. Objetiva, 374 pages, Rio de Janeiro, 2004

16.2.09

Nantes fait le dos rond !

Au terme d'un rencontre équilibrée, Valenciennes et Nantes se sont quittés sur un score de parité, un but partout. Les Nordistes étaient pourtant bien entrés dans le match avec un but dès la 15e minute inscrit par Rafael Schmitz, puis un deuxième marqué cinq minutes plus tard par Pujol. Manque de chance, l'attaquant rouge et blanc était en situation de hors-jeu. Les canaris sont progressivement sortis de leur torpeur et ont égalisé grâce à Klasnic en deuxième mi-temps. Avec ce nul, les deux équipes restent engoncés dans le bas de tableau.
VAFC - FCN.mp3

Echos et déclarations :
- Darcheville blessé : auteur d'un très bon début de match, Jean-Claude Darcheville a dû sortir à la demi-heure de jeu après une contracture au mollet droit. Il a été remplacé par Johan Audel. L'absence du buteur valenciennois a clairement handicapé son équipe (dixit Jérôme Alonzo). Darcheville devrait être de retour mardi pour la venue de Caen match en retard de la 20e journée.

- Bekamenga décisif : inexistante en première mi-temps, l'attaque nantaise a pris une autre consistance avec la rentrée de Christian Bekamenga à la pause, en remplacement de Faty. Aux côtés de Klasnic, Bekamenga a pesé sur la défense valenciennoise. C'est d'ailleurs lui qui a donné le ballon de but au Croate.

- "En raison de son grand âge", Alonzo a laissé sa place à Guy Ndy Assembé, le 3e portier nantais. Heurtis étant blessé et Alonzo souffrant des adducteurs, c'est le jeune gardien nantais qui est rentré en jeu à 15 min de la fin. "Je jouais sur une jambe, c'était plus correct vis-à-vis de mes coéquipiers de céder ma place".

8.2.09

Lille ne s'arrête plus !

Après avoir été menés 0-2 par de solides Sochaliens, les Lillois l'ont finalement emporté 3 buts à 2 après une seconde mi-temps époustouflante.
C'est le prodige belge Eden Hazard qui a donné le but de la victoire à son équipe. Lille est désormais 5e du classement avec un match de moins et avance à pas feutrés vers la Ligue des Champions.

Lille - Sochaux.mp3

- Bastos absent : touché au mollet, le meilleur buteur (9) et passeur (7) du LOSC n'était pas sur la feuille de match hier soir. Il a été remplacé numériquement par Eden Hazard. Une partie des difficultés offensives du Losc en première période doit sans doute provenir de cette absence. Ne pouvant compter sur Bastos, Garcia a également ménagé Emerson, son compatriote brésilien. Les deux joueurs s'entendent à merveille sur le côté gauche et quand Bastos n'est pas là, le rendement d'Emerson est moindre. C'est donc Tafforeau qui a joué latéral gauche.

- Entraîneurs et joueurs piégés en conférence de presse : une équipe de télévision de Canal + (Canal football club) a piégé joueurs et entraîneurs en conférence de presse en leur posant des questions loufoques. Teddy Richert a dû par exemple expliquer où il avait acheté son maillot, Rudy Gardia s'est fait appeler José puis Andy, Francis Gillot a lui affirmé, qu'en cas de titre cette année, il serait prêt à sauter d'un pont entièrement nu...

- Francis Gillot était terriblement déçu heir soir : "ce n'est pas un point que nous avons perdu mais trois". Il était d'autant plus frustré qu'il avait demandé à Daf de se tenir à carreau à la mi-temps. "Malheureusement, il a fait le contraire de ce que je lui avais demandé." L'expulsion de Daf à la 51e constitue le tournant du match : les 3 buts lillois sont venus après...

- Rudy Garcia refuse toujours de parler de Ligue des Champions. "Nous sommes candidats à une victoire à Auxerre" a-t-il affirmé dans un sourire. Adil Rami lui explique que les joueurs ont reçu pour consigne de ne pas en parler devant la presse.

2.2.09

Valenciennes s'accroche

Au terme d'un match terne et sur un terrain à la limite du praticable, Valenciennes a décroché une précieuse victoire face à des Niçois sérieux mais sans inspiration. Le but est l'oeuvre de Grégory Pujol. A peine entré en jeu, l'ancien Nantais a réceptionné un centre parfait de Jean-Claude Darcheville pour inscrire le but de la victoire. Avec un match de moins, le VAFC revient à 2 petits points de Saint-Etienne, premier non relégable. Nice se laisse décrocher par les équipes de tête et occupe désormais la huitième position, à six points de la 3e place.

Valenciennes - Nice.mp3

Echos et déclarations :
Premières : Julien Sablé a disputé son premier match officiel avec l'OGCN samedi, en remplacement d'Olivier Echouafni, suspendu. Son entraîneur a qualifié sa prestation de "correcte" même "s'il est capable de mieux techniquement et dans la relance". Jean-Claude Darcheville a pour sa part disputé son premier match à Nungesser. Après avoir inscrit un but il y a deux semaines à Lorient, il a adressé sa première passe décisive à Grégory Pujol pour le but de la victoire. "Si on continue de jouer comme ça, le maintien est en bonne voie." a-t-il déclaré en fin de rencontre.

Frédéric Antonetti a ironisé sur l'état du terrain. "J'ai entendu parler d'une commission qui veut supprimer la trêve. C'est bien, ça va dans le bon sens !" Nice a en effet disputé plusieurs matchs dans des conditions extrêmes ces dernières semaines (Arras, Nancy, Valenciennes).

Les sourires étaient de retour sur tous les visages valenciennois. Les Nordistes sont beaucoup plus solides dans le jeu et se projettent déjà dans le match de dimanche prochain à Grenoble. Gaël Danic affirme sans ostentation : "Si on marque les premiers, on gagnera !"

19.1.09

Rennes craque à Lille

Invaincus depuis 18 rencontres en championnat, Rennes a finalement cédé hier soir à Lille lors de la 21e journée de Ligue 1. Nicolas Fauvergue a inscrit le but de la victoire avec la complicité involontaire du défenseur breton, Petter Hansson. Au classement, Rennes se retrouve 4e à un point de Marseille (3e). Avec un match de moins, Lille suit à la 7e place, à trois points des Olympiens. Tout reste donc possible dans la course à l'Europe.
Lille - Stade rennais.mp3
Echos et déclarations :

Inquiétude pour Debuchy : sévèrement taclé par Moussa Sow en première mi-temps, l’arrière droit lillois Mathieu Debuchy a dû être remplacé par Franck Béria. D’après les médecins nordistes, il faudra passer des examens pour connaître l’ampleur de la blessure. Mais, une fracture de la cheville n’est pas à exclure...

Sur cette action de jeu, Moussa Sow a écopé d’un carton jaune. Voyant Debuchy sortir sur blessure, l’arbitre Jean-Charles Cailleux a posé une réserve afin que la commission de discipline puisse sanctionner l’international espoir français, s’il y a lieu de le faire. Pour Guy Lacombe, cette réserve est surprenante. Pour Rudy Garcia, elle est logique. Le coach nordiste estime qu’il est inadmissible que Sow n’ait pas été expulsé sur l’action. « J’ai beau être à 45 mètres de l’action, le rouge me paraissait évident ! »

Fin de série pour Rennes : les Bretons restaient sur 18 matchs sans défaite en championnat. La série avait commencé lors de la 3e journée... et la réception de Lille (2-1) ! Pour Lille, la série d’invincibilité se poursuit avec, toutes compétitions confondues, huit rencontres sans revers (cinq victoires et trois nuls).

Guy Lacombe : "Il fallait bien que ça arrive un jour. On a pas vu la vraie équipe de Rennes aujourd'hui. Ca va remetytre de l’ordre dans la maison, j’espère. Ils nous ont mangés avec nos propres valeurs : discipline, rage dans les duels, rigueur… Lille avait faim de victoitre. C’est bien que la série s’arrête face à une telle équipe même si on aurait aimé la continuer encore un peu".

Fauvergue aime Rennes : même si le but lillois a finalement été attribué Hansson, c’est bien Nicolas Fauvergue qui est à l’origine du but. Remplaçant de Frau, auteur d’un très bon match, il a permis à son équipe de l’emporter. Ce n’est pas la 1er fois que le natif de Béthune fait mal à Rennes. Il y a deux ans, il avait inscrit un but assassin à la dernière seconde du dernier match, privant ainsi Rennes de qualification pour le tour préliminaire de la Ligue des Champions. A l'époque, c’était Toulouse qui avait récupéré le ticket.

Rudy Garcia : "Je suis satisfait. Ca fait partie de nos meilleurs matchs de la saison. Le dogue a été tenace. On peut regretter de ne pas avoir corsé l’addition. Frau aurait mérité de marquer. Il a doublé son temps de jeu de la saison sur ce match. C’est bien pour lui et l’équipe. Concernant, le match dans le match, Emerson - Briand, mon joueur a été très correct. Il n’aurait pas dû prendre de carton jaune, j’en suis sur !"

Samuel Duhamel

8.1.09

Patrick, shutttttttttt !

19h28, hier sur Canal +. Sur le plateau du Grand Journal, Joseph Stiglitz, ancien Prix Nobel d’économie, et Poivre d’Arvor, ancien présentateur du journal de 20h sur TF1. Le débat porte sur la décision de la Russie de ne plus fournir de gaz à l’Ukraine. Diplomatiquement, ce choix est lourd sens : à court terme, c’est une dizaine de pays qui pourraient se retrouver sans chauffage et sans électricité. Les invités discutent de la pertinence de la décision, du risque de pénurie en Europe, des conséquences éventuelles pour la France… Et puis, pour conclure le débat, comme s’il voulait remporter la bataille des idées, PPDA lance : « C’est un problème qui relance la question du nucléaire. Au moins, en France, avec l’atome, nous ne sommes pas dépendants d’autres pays pour la fourniture d’électricité. » Et Michel Denisot d’approuver.

Pourquoi mentir aux gens ? Quel est l’intérêt de défendre l’énergie atomique en dépit du bon sens ? Ont-ils conscience qu’en prononçant ces deux petites phrases devant deux millions de téléspectateurs, ils effacent le travail de fourmi des militants antinucléaires ?

Car, non, le nucléaire n’est pas la solution ! La France a battu son record de consommation électrique hier avec plus de 90 000 MW produits vers 19h. Malgré les 58 réacteurs sur notre territoire, EDF doit importer de l’électricité d’Allemagne… qui sort du nucléaire depuis 2002. Et de toute façon, on ne peut pas dire que la France est indépendante sur le plan énergétique puisque 100% de l’uranium qu’elle utilise pour produire de l’électricité via le nucléaire est importé. Dès lors, les solutions sont simples : sobriété énergétique et lutte contre le gaspi (la consommation électrique en France dans les années 70 était trois fois moindre), panachage des énergies renouvelables et importations de gaz d’autres pays de l’Union.

La leçon de l’histoire, c’est qu’on a beau avoir présenté le journal le plus regardé en France pendant 21 ans, on n’est pas à l’abri d’une belle ineptie. Patrick, règle élémentaire du journalisme : « Ce dont on ne peut parler, il faut le taire ! »

Samuel Duhamel