22.12.11

Le Père Noël s'appelle Edouard !

C'est ce que l'on appelle un beau cadeau de Noël. La petite ville de Cambrai dans le Nord vient de recevoir près de 300 000 euros. Une somme rondelette qui a été en fait léguée par un ancien employé municipal. Edouard Lepan n'avait plus de famille. Du coup, ce sont les habitants de sa ville qu'il a voulu remercier. Samuel Duhamel nous raconte cette histoire.


Le Père Noël s'appelle Edouard !

16.12.11

Un repas de fête avec Mich-Mich !

Noël, c’est dans huit jours !
Pour beaucoup, il est temps de parfaire les décorations de la maison et d’acheter les derniers cadeaux.
Mais il faut également réfléchir au repas du Réveillon.
Pour vous donner une idée, nous avons suivi Michel Théret, grand restaurateur et figure de la Région Nord-Pas-de-Calais.
Il nous a préparé une recette 100% chti : une dinde de Licques avec ses légumes de saison.
Un reportage de Thierry Maurer et Samuel Duhamel.


Actualités M6 MSN Toute l'actualité et l'info... par Samuquita

7.12.11

Abdel, double victime de l'amiante

Dans le Nord, environ 300 victimes de l’amiante vont devoir rembourser les indemnités qu’elles ont perçues il y a quelques années.
La décision émane de la Cour d’appel de Douai suite à un arrêt de la Cour de cassation.
Les sommes à restituer vont de 5 000 à 15 000 euros. Problème : les malades ont généralement dépensé l’intégralité de leurs indemnités et n’ont plus les moyens de rembourser aujourd’hui.
Un reportage de Samuel Duhamel.


Abdel, double victime de l'amiante

28.11.11

Les Restos ouvrent pour la 27e fois !

C’est aujourd’hui que commence la 27e saison des Restos du cœur. Sur fond de crise économique, les bénéficiaires sont malheureusement de plus en plus nombreux à dépendre de l’aide de l’association. Les bénévoles attendent en effet près d’un million de personnes cette année, ce qui serait un record. Xavier Geiger et Samuel Duhamel se sont rendus dans des centres de distribution ce matin à Bordeaux et à Lille.



Les Restos toujours (r)ouverts par Samuquita

17.11.11

Elle accouche... aidée par sa voisine !

Sylvie ne s'attendait pas à accoucher dans de telles circonstances ! Ce week-end à Sains-du-Nord, cette jeune mère de famille n'a pas eu le temps d'aller à la maternité pour donner naissance à son troisième enfant. Comme il y avait urgence, ce sont des voisins qui l'ont aidée... Un reportage de Samuel Duhamel.


Elle accouche... aidée par sa voisine !

Polémique : les étrennes interdites à Wambrechies !

La saison des étrennes a déjà commencé. Une tradition en France qui parfois se traduit par un porte-à-porte insistant. Ainsi le maire de Wambrechies, dans le Nord, a décidé d'interdir la quête les éboueurs... Reportage de Marc Gehring et Samuel Duhamel.


Polémique : étrennes interdites ! par Samuquita

30.10.11

Pour conclure, cap à l'WEST !

Voici maintenant le portrait d’un homme pas comme les autres. A 27 ans, Alex West a laissé tomber son travail de vendeur de spiritueux pour créer sa société de coaching en séduction. Il est devenu par là-même le premier professeur de drague en France. Son entreprise est florissante : une dizaine de clients l’appellent chaque semaine pour lui demander conseil… Le reportage à Lille de Samuel Duhamel.


Si tu veux conclure ce soir... par Samuquita

27.10.11

LV1 : chinois !


C’est une tendance qui se développe un peu partout en France : l’apprentissage de langues étrangères dès le plus jeune âge. Souvent, c’est dans les cours d’anglais ou d’espagnol que les parents inscrivent leurs enfants. Mais des langues plus exotiques, comme le chinois, rencontrent également de plus en plus de succès. C’est le cas à Lille où des enseignants proposent depuis peu des cours de mandarin pour les enfants de 7 et 8 ans. Reportage de Samuel Duhamel.


LV1 : chinois ! par Samuquita

28.9.11

Reçus 2 sur 5 !

Santé maintenant avec cette étude qui sort aujourd’hui sur la consommati-on des fruits et légumes chez les enfants de cinq à onze ans. Sur le podium des fruits préférés des bambins, pas de surprises : les fraises devancent les bananes et les framboises. Ce qui surprend un peu plus en revanche, c’est que les enfants ne mangent pas assez de fruits et légumes frais, même s’ils disent adorer çà. Samuel Duhamel s’est rendu à Saint-André dans le Nord pour tester le régime alimentaire d’une famille de cinq enfants. Regardez !


Reçus 2 sur 5 !

22.9.11

Servive civique en gendarmerie, le choix d'Elodie

Avez-vous déjà entendu parler des volontaires au service civique ? Ce sont des jeunes motivés qui s’engagent pendant un an au service de la communauté. Jusqu’à présent, seules les associations pouvaient recruter ces adultes de moins de 25 ans. Mais depuis l’été, la gendarmerie et la police font également appel à ces jeunes volontaires. Nous avons suivi Elodie, une jeune femme de 21 ans, qui vient d’intégrer la Brigade de prévention de la délinquance du Nord. Reportage Thierry Maurer et Samuel Duhamel.


Le service civique en gendarmerie, le choix... par Samuquita

Tourcoing, la laïcité en débat !

A Tourcoing, dans le Nord, la mairie a lancé une instance originale : le conseil de la laïcité et du vivre-ensemble. Des citoyens de toutes les confessions se réunissent pour débattre de questions concrètes ayant trait aux religions et à la citoyenneté. Marc Gehring et Samuel Duhamel ont rencontré Zakia, l’une des membres de ce conseil unique en France.


Tourcoing : la laïcité en débat par Samuquita

5.8.11

Mes vacances au château

Certains préfèrent la plage, d'autres la montagne... Une poignée d'irréductibles ne veulent ni l'un, ni l'autre. C'est le cas de Damien, Pascal, Fabien et Sullyvan, quatre médiévistes passionnés qui, pour leurs vacances, taillent des pierres. C'est fou ? Oui c'est fou ! Samuel Duhamel.


Mes vacances au château !

27.7.11

JO de Londres : une préparation en Nord !

J-365 avant le début des Jeux Olympiques de Londres. Dans un an jour pour jour, les meilleurs athlètes de la planète s’affronteront dans la capitale anglaise pour tenter de décrocher l’une des 4 700 médailles qui seront distribuées pour l’occasion. Alors certes, les Jeux ne se disputeront pas à Paris comme beaucoup de Français l’auraient souhaité mais pourtant un coin de France surfe sur la vague olympique. Le Nord de l’hexagone accueille en effet de très nombreux athlètes qui viennent se préparer chez nous pour être fin prêts dans un an… 2012, les JO du Nord-Pas-de-Calais, c’est un reportage de Samuel Duhamel.

JO : une préparation en Nord ! par Samuquita

23.7.11

Freestyle !

Après avoir accueilli la Coupe du monde en 2009, la ville de Dunkerque organise cette semaine les championnats de France de Kitesurf freestyle.
Venus des 4 coins de l’hexagone, les 45 meilleurs spécialistes de la discipline s’affrontent jusque ce soir pour le titre national. Sensations garanties ! Reportage de Samuel Duhamel.


Freestyle ! par Samuquita

8.7.11

Un champion NBA à Lille !

Tout récent champion NBA avec son équipe des Mavericks de Dallas, Ian Mahinmi était de passage à Lille cette semaine. Le Rouennais y a animé un stage de perfectionnement au basket pour une quarantaine d'enfants. Rencontre avec un sportif au grand coeur.


Un champion NBA à Lille par Samuquita

20.6.11

Les managers sur leurs grands chevaux

Devenir un meilleur chef d’entreprise en dirigeant des… chevaux : c’est le pari un peu osé que propose un organisme de formation professionnelle à Lille. La méthode s’appelle l’ « equijobbing », elle est destinée aux managers qui veulent améliorer leurs compétences relationnelles et booster les résultats de leur société. Samuel Duhamel s’est rendu à l’une de ces sessions de formation un peu spéciales…


Les managers sur leurs grands chevaux par Samuquita

7.6.11

BOU-GEZ-VOUS !

« Je vous souhaite à tous, à chacun d’entre vous, d’avoir votre motif d’indignation. C’est précieux. Quand quelque chose vous indigne comme j’ai été indigné par le nazisme, alors on devient militant, fort et engagé. »  Stéphane Hessel

« Bougez-vous ! » Le message est clair. « Bougez-vous ! » Tellement clair qu’il en devient convaincant. « Bougez-vous ! » Déjà trois millions de personnes en action. Et pourtant… Nous vivons dans une société de l’instantané où tout ce qui n’est pas flambant neuf est déjà dépassé. Nous vivons dans une société de l’image où nos héros sont jeunes, beaux et aseptisés. Nous vivons dans une société morcelée où les différences éloignent plus qu’elles ne rapprochent. Alors quand un papi de 93 ans donne un coup de pantoufle dans la fourmilière, a priori, il ne se passe pas grand-chose… Sauf que là, les fourmis sont sorties et le papi paraît soudain cinquante ans de moins.

Les deux derniers livres de Stéphane Hessel [1] ont connu un succès retentissant. Des millions de lecteurs en Europe et aux Etats-Unis. Et bientôt beaucoup d’autres en Chine, en Corée et au Brésil. Difficile à comprendre. Cumulés, les ouvrages d’Hessel ne dépassent pas les 130 pages. Et encore, c’est écrit en gros caractère ! Mais si les citoyens du monde se sont retrouvés dans les écrits du diplomate français, c’est sans doute que son message est universel. Hessel nous dit en fait trois choses simples : 1. L’état du monde est inacceptable. 2. Nous avons le pouvoir de changer le monde 3. Ce changement passera par une insurrection pacifique. Tout est dit. Reste à déterminer le chemin. Hessel pose des jalons (le programme du Conseil National de la Résistance et la Déclaration universelle des Droits de l’Homme qu’il a corédigés… il y a soixante-cinq ans) et prône un bouleversement dans nos valeurs (solidarité et équité) et notre état d’esprit (espoir et optimisme).

Lire Hessel aujourd’hui, à quelques mois du rendez-vous présidentiel, c’est aussi – tacitement – faire le bilan du mandat du Président Sarkozy à la tête de l’Etat. Car au fil des lignes, on s’aperçoit que la société qu’Hessel appelle de ses vœux est aux antipodes de celle qu’a échafaudée le petit Nicolas. L’ancien ambassadeur nous parle de la Sécurité Sociale comme les résistants la définissaient en 1945 (« un plan complet [qui visait] à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se les procurer par le travail »). Il nous parle des retraites (« permettant aux vieux travailleurs de finir dignement leurs jours »), de l’organisation de l’économie (« assurant la subordination des intérêts particuliers à l’intérêt général »), de la liberté de la presse (« et son indépendance à l’égard de l’Etat [et] des puissances de l’argent […]). Il dénonce la traque aux Roms, aux sans-papiers et aux immigrés. Il condamne la très inégale répartition des revenus, la négation des Droits de l’Homme, la détérioration de notre environnement… Bref, les écrits d’Hessel sont aussi des manifestes d’indignation à l’encontre de la politique mise en place par Sarkozy et son oligarchie depuis 2007.

Avec ses livres, Stéphane Hessel a donc réveillé nos consciences. Du haut de ses 93 ans, il nous rappelle que l’indifférence à autrui fait vieillir prématurément. Comme d’autres de sa génération (Albert Jacquard, Edgard Morin, Robert Badinter…), il s’inscrit dans la lignée des sages humanistes et combattants pour un monde meilleur. Hessel le prouve encore une fois : il est un phare, un guide, une lumière. Il dit dans un sourire qu’il lui reste deux ou trois ans à profiter de la vie avant de s’éteindre définitivement. Pour une fois, il se trompe : les étoiles ne meurent jamais.

Samuel Duhamel

[1]Indignez-vous, Indigène éditions, collection « Ceux qui marchent contre le vent », 2010, 32 pages et Engagez-vous, entretiens avec Gilles Vanderpooten, éditions de l’aube, 2011, 99 pages





13.5.11

Avortée par erreur...

Hôpital Saint-Vincent-de-Paul à Lille. Deux femmes sont en attente d'intervention. L'une doit bénéficier d'un cerclage du col de l'utérus pour éviter une fausse-couche. L'autre vient pour un curage dans le cadre d'une grossesse qui ne peut être menée à son terme. Une étudiante sage- femme se trompe de chambre. Et administre le traitement de la seconde femme à la première... Reportage de Samuel Duhamel, Djamel Mazi et Farid Mahmoudi.


Elle perd son bébé à l'hôpital par Samuquita

9.5.11

Une cantine sympa près de Lille

Et si vous retourniez à l’école ?! C’est le pari un peu fou que vous propose un restaurateur de Phalempin, une petite ville près de Lille. Après avoir racheté les murs de l’ancienne école communale, il en a fait un estaminet. Résultat : plus de 50 ans après avoir quitté les lieux, des anciens élèves reviennent s’asseoir sur les bancs de leur enfance, non sans une certaine émotion. Reportage de Samuel Duhamel.


Sympa la cantine ! par Samuquita

5.5.11

Un stage de jeûne pour rester jeune ?

C'est une tendance qui s'enracine de plus en plus. Avec l’arrivée du printemps, les stages de jeûne foisonnent un peu partout dans l’hexagone. Le but ? Mettre son corps au repos en ne consommant que de l’eau ou des jus de fruits. Jeûner a en effet la vertu de désintoxiquer l’organisme. Mais y a-t-il un risque lorsqu'on ne s’alimente pas pendant une semaine ? Que fait-on pendant un stage de jeûne ? Combien cela coûte-t-il ? Samuel Duhamel et Djamel Mazi répondent à ces questions dans ce reportage tourné près de Cassel, en Flandre française


Stage de jeûne pour rester jeune ? par Samuquita

18.4.11

L'écologie, tout de suite, maintenant !


22 000 personnes décèdent chaque jour suite à la consommation d’eau contaminée[1], un humain sur six n’a pas accès à l’eau potable[2], un sur trois survit avec moins de deux dollars par jour[3], 206 kilos de déchets plastiques sont déversés chaque seconde dans les océans[4], la désertification avance à une vitesse équivalente à 22 terrains de football par minute[5], 6 000 espèces animales disparaissent chaque année de la surface de la Terre[6]
Les faits sont là. Têtus. Cyniques. Inacceptables. Et pourtant, on ne peut pas dire que nous n’avons pas été prévenus. Depuis près de cinquante ans, les Cassandre écologistes ont fait leur office. De René Dumont à André Gorz, d’Ivan Illich à Yves Cochet. Nous les avons entendus souvent. Écoutés ? Jamais. Pourtant, transformer nos modes de vie, construire cet « autre monde possible » relève d’une impérieuse nécessité.
Le dénominateur commun à toutes les catastrophes écologiques réside dans leur irréversibilité. Lorsqu’elles se produisent, les dégâts sont considérables mais surtout indépassables. La famine décime des pans entiers de population[7], les accidents nucléaires condamnent de vastes territoires pour une durée quasi infinie, la culture des OGM contaminent irrémédiablement les champs biologiques ou conventionnels, les marées noires dégradent la biodiversité et le tissu économique des zones marines pendant de nombreuses années, les gaz à effet de serre restent coincés dans l’atmosphère plusieurs décennies[8], la désertification et le productivisme à outrance rendent définitivement stériles les terres cultivables… Autrement dit, le champ d’action de l’Homme sur son environnement se situe bien plus dans la prévention que dans la réparation. Si on veut éviter d’autres crises environnementales, si on veut éviter plus de souffrance, de misère et de guerres, si on veut éviter l’extinction de l’espèce humaine – car in fine, c’est de cela qu’il s’agit quand on parle d’écologie. Il ne s’agit pas de « sauver la Terre » comme on l’entend souvent mais bien de sauver les Hommes et donc l’environnement dans lequel ils évoluent –, il faut donc agir maintenant et remplacer le système économique actuel – le capitalisme libéral mondialisé – par un modèle plus durable et plus harmonieux.
Pour agir, il faut d’abord cibler les grands défis écologiques auxquels nous sommes confrontés. Le journaliste Ignacio Ramonet[9] en dénombre cinq. Chacun d’entre eux engage la survie de l’Humanité à moyen ou long terme : 1. « éviter les dérives d’une science devenue technoscience » (enrayer le développement du nucléaire, des OGM, de l’agriculture chimique intensive…), 2. « réduire les pollutions, protéger la biodiversité et lutter contre le changement climatique global », 3. « éviter l’épuisement des ressources », 4. « freiner l’érosion des sols et la désertification », 5. « trouver les moyens de désaltérer et de nourrir 6,5 milliards d’êtres humains ».
Pour endiguer ces problèmes majeurs, il faut une méthode d’action. Cette méthode doit s’appuyer sur des principes forts, des valeurs incontournables. L’économiste Alain Lipietz[10] définit l’écologie politique en trois mots : autonomie, équité, solidarité. L’autonomie est entendue comme la possibilité pour chacun de vivre selon ses envies, ses principes tant que ces derniers n’empiètent sur la liberté d’autrui de faire la même chose. L’équité sous-entend la recherche permanente de compromis et le refus de voir certains mourir de misère quand d’autres nagent dans l’argent facile[11]. La solidarité implique une attitude bienveillante portée à l’autre dans l’espace – du voisin de palier au citoyen habitant de l’autre côté de la planète – et dans le temps – les Humains d’aujourd’hui mais aussi ceux qui ne sont pas encore nés –. Idéalement, nous devrions appliquer ces principes dans chacune de nos actions (achats, constructions de logements, choix énergétiques, aménagement urbain, transports…). Mais nous devons prendre en compte un autre paramètre oublié par la plupart des économistes et des hommes politiques : nous vivons dans un monde fini[12]. Autrement dit, nos ressources et notre territoire sont limités. Nous devons donc nous organiser en tenant compte des contraintes que cela impose. Il n’est matériellement pas possible d’accumuler sans fin, de dépenser toujours plus, de se déplacer toujours plus vite, toujours plus loin… La planète n’étant pas extensible, si un citoyen occidental moyen consomme davantage, cela signifie que de l’autre côté du monde, un citoyen africain ou asiatique moyen ne pourra couvrir ses besoins primaires. Un quatrième principe doit donc compléter les trois premiers : la sobriété. Pour reprendre Gandhi, « nous devons tous vivre simplement pour que simplement tous puissent vivre. »
C’est probablement ce principe de sobriété qui sera le plus difficile à mettre en place. Car le capitalisme libéral mondialisé se base sur des valeurs opposées : l’avidité, la recherche de l’opulence, l’abondance… Pour réussir cette transformation indispensable, il faudra donc réapprendre à penser le monde, oublier nos références, « décoloniser nos imaginaires »[13]. Selon l’économiste Serge Latouche, « l’altruisme devrait prendre le pas sur l’égoïsme, la coopération sur la compétition effrénée, le plaisir du loisir sur l’obsession du travail, l’importance de la vie sociale sur la consommation illimitée, le goût de la belle ouvrage sur l’efficience productiviste… »[14]
En un mot, l’écologie peut être considérée comme une forme moderne d’humanisme. Elle exige une responsabilité individuelle et collective forte sans laquelle la permanence de la vie humaine sur Terre est impossible. A ceux qui disent qu’elle est une utopie, les écologistes répondent que l’utopie, c’est penser que nous pouvons continuer avec le système actuel sans risquer l’extinction de notre espèce à moyen ou long-terme. Nous n’avons donc pas le choix. Un autre monde est possible ? Non, il est indispensable.
Mais dès lors comment faire ? Qui doit engager ce tournant sans lequel une grande partie de l’espèce humaine sera condamnée à la misère demain et après-demain plus encore ? La réponse est simple : les tenants du système. Ce sont les riches qui détruisent la planète[15]. C’est à eux de payer l’addition. Les États de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) – les plus riches du monde – sont responsables de 90% de la production de déchets industriels alors qu’ils ne représentent que 15% de la population. Autre exemple : si tous les humains avaient le niveau de vie de la population suisse, la Terre ne pourrait subvenir aux besoins que de 600 millions de personnes. Si au contraire, ils acceptaient de vivre avec la frugalité des paysans du Bengale, elle pourrait accueillir plus de 20 milliards d’habitants[16]. Les déséquilibres environnementaux constatés aujourd’hui sont donc le fruit des politiques des pays riches. Il leur revient donc le devoir d’instaurer la conversion écologique de notre économie.
Cette transformation implique un changement de système. Nous vivons depuis plus de deux siècles au rythme du capitalisme – système économique reposant sur la propriété privée des moyens de production et ayant pour objectif l’accumulation perpétuelle de la production, du capital et des profits –. Depuis les années 1970, le capitalisme profite de l’essor du libéralisme – environnement économique impliquant la prévalence du marché sur l’action des pouvoirs publics et ayant pour conséquences des privatisations, la baisse des impôts, la diminution du nombre de services publics, la libre-circulation des capitaux… –. Le capitalisme libéral étant adopté par l’immense majorité des pays, ce système peut-être considéré comme mondialisé. Il faut donc trouver une alternative écologique à ce « capitalisme libéral mondialisé ».
Les écologistes militent pour l’instauration d’un système plus doux, plus harmonieux. Il pourrait s’appeler « durabilisme régulé régionalisé ». Contrairement au capitalisme, le durabilisme reposerait sur des moyens de production détenus de manière privée mais également publique et aurait surtout pour fondement « la poursuite d’une vie authentiquement humaine sur Terre »[17]. L’objectif du système ne serait donc plus le « toujours plus » mais le « vivre mieux ». La priorité de nos actions ne serait plus d’accumuler des biens mais de protéger l’environnement, de préserver la vie, de lutter contre les pollutions… En un mot, le système serait tout entier tourné vers les cinq grands défis écologiques auxquels nous sommes confrontés.
Évidemment, cela suppose de remettre les marchés et la finance à leur place, de mettre l’économie au service des Hommes et non plus l’inverse. Et c’est là que les pouvoirs publics doivent intervenir de manière forte et concertée. Ils devront réguler le système, en gommer les imperfections, apporter le nécessaire aux plus démunis, subventionner les activités d’intérêt public (agriculture biologique, énergies renouvelables, transports collectifs…) et taxer ou interdire les activités néfastes ou polluantes (publicité, vente d’armes, voitures individuelles puissantes, transactions financières…).
Ils devront également relocaliser l’économie. Les riches devront consommer moins. Et l’ensemble de la population mondiale devra consommer mieux. Il n’est plus possible de manger des fraises d’Afrique du Sud en hiver quand on habite en Europe. Il n’est plus possible qu’un pot de yoghourt soit fabriqué en Chine avant d’être conditionné en Roumanie puis consommé aux Etats-Unis comme c’est malheureusement le cas aujourd’hui. Il faut donc réduire la place des transports trop polluants[18] et privilégier les échanges courts. C’est ce qu’on pourrait appeler la régionalisation en opposition à la mondialisation. Pour des raisons environnementales mais également des raisons de développement des pays les plus pauvres, il vaut mieux développer le commerce avec des pays proches. Aujourd’hui, les paysans burkinabés, maliens ou ivoiriens ont d’immenses difficultés à vendre leur blé à leurs voisins car ce dernier coûte plus cher que les blés européens ou américains largement subventionnés. Les pays pauvres ne luttent pas dans la même cour économique que l’Union Européenne ou les États-Unis. Leur imposer une ouverture inconditionnelle de leurs frontières, comme le leur demande l’Organisation mondiale du commerce, c’est donc pénaliser leur population. Économiquement mais aussi écologiquement, il vaut donc mieux échanger avec des pays voisins que des pays lointains. Pour cela, il suffit d’instaurer une taxe à l’importation ou une taxe carbone sur les hydrocarbures utilisés dans les transports (ces impôts rendraient automatiquement les produits lointains plus chers que les produits locaux).
La mise en place de ce nouveau système d’organisation mondiale nécessite bien des changements dans les comportements. De la part des citoyens mais également de la part des États. Les conférences récentes sur l’environnement (Rio 1992, Kyoto 1997, Johannesburg 2004, Copenhague 2010) nous montrent qu’il n’est pas évident d’aboutir à des accords allant dans le bon sens. Pourtant, c’est bien à l’échelon mondial que nous réglerons les problèmes écologiques. Mais ce n’est pas parce que certains pays campent sur leurs positions arriérées qu’il ne faut pas chercher à avancer. C’est en créant des microsociétés durables que nous pourrons montrer à d’autres qu’une autre voie est possible et qu’elle est même enviable. L’exemple de la ville de Fribourg en Allemagne en témoigne[19]. L’exigence de résultats implique de toute manière une exigence en termes de moyens. Nous sommes à un moment clé de l’histoire de l’Humanité. Il faut en prendre conscience au plus vite. En 1974, René Dumont, le père de l’écologie politique en France, écrivait L’écologie ou la mort. Mon choix est fait : l’écologie tout de suite, maintenant !
« Qu’en est-il de notre savoir s’il reste sans conséquence. A l’heure de quitter ce monde, il ne s’agira d’avoir été bon ; cela ne suffit pas. Il s’agira de quitter un monde bon. » Bertolt Brecht, Sainte-Jeanne des abattoirs
Samuel Duhamel


[1] Source : John Briscoe, conseiller de la Banque mondiale, quatrième congrès mondial de l’eau, Marrakech, septembre 2004
[2] Ibidem
[3] Rapport du PNUD, La lutte contre les changements climatiques : la solidarité humaine dans un monde divisé, 2007
[4] Source : planetoscope.com
[5] Écologie, le grand défi, article d’Ignacio Ramonet, supplément du Monde diplomatique, juin-juillet 2005, p. 7
[6] Ibidem
[7] Selon Jean Ziegler, ancien rapporteur des Nations Unies pour le droit à l’alimentation, environ 35 000 personnes meurent de faim chaque jour dans le monde.
[8] N’en déplaise à l’ancien ministre Claude Allègre, plus de 2 000 spécialistes du GIEC (Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat) affirment depuis les années 1990 que les agissements des Hommes ont une influence sur le dérèglement du climat. Ce dérèglement a multiplié par deux le nombre de catastrophes naturelles depuis les années 1980 (source : EM-DAT, base de données OFA-CRED sur les désastres, Université catholique de Louvain). Par ailleurs, la pollution de l’air engendrée par les gaz à effet de serre occasionne la mort prématurée de deux millions de personnes chaque année dans le monde (source : http://www.automobile-entreprise.com/Pollution-de-l-air-urbain-2,2028).
[9] Opus cité
[10] Qu'est-ce que l'écologie politique ? La grande transformation du XXIe siècle, La Découverte, Paris, 1999
[11] D’après un rapport du PNUD de 2006, les 500 capitalistes les plus fortunés sont plus riches que les 416 millions de citoyens mondiaux les plus pauvres.
[12] Paul Valéry écrivait dans Regards sur le monde actuel en 1945 : « Le temps du monde fini commence. » (repris par Albert Jacquard dans Écologie, le grand défi, supplément du Monde diplomatique, juin-juillet 2005, p. 82)
[13] Survivre au développement. De la décolonisation de l’imaginaire économique à la construction d’une société alternative de Serge Latouche, éditions Mille et une nuits, Paris, 2004.
[14] Écologie, le grand défi, article de Serge Latouche, supplément du Monde diplomatique, juin-juillet 2005, p. 75
[15] Comment les riches détruisent la planète, d’Hervé Kempf, éd. Seuil, 2007, 148 p.
[16] Ignacio Ramonet, opus cité
[17] Le principe responsabilité, d’Hans Jonas, éd. Du Cerf, 1979, 144 p.
[18] D’après une étude de l’école nationale des ponts et chaussées de 2005, les transports représentent un quart des émissions de gaz à effet de serre dans le monde (source : http://www.enpc.fr/fr/formations/ecole_virt/cours/lenoir/Transport-effet-serre.pdf)
[19] Lire Écologie, le grand défi, article de Philippe Bovet, supplément du Monde diplomatique, juin-juillet 2005, p. 58 – Fribourg est une ville allemande de 212 000 habitants qui a investi massivement dans les énergies renouvelables (il y a dans cette ville quatre fois plus d’emplois liés à ces énergies que dans le reste de l’Allemagne) tout en limitant drastiquement le transport par voiture. Ses réussites ont inspiré beaucoup d’autres villes à travers le monde.

3.4.11

Lille s'envole

Et de quatre pour le LOSC ! Les dogues ont enchaîné une quatrième victoire de rang en battant aisément le stade Malherbe de Caen ce soir (3-1). Les buts lillois ont été inscrits par Chedjou, Hazard et Sow. El-Arabi a permis aux Normands de sauver l'honneur en toute fin de rencontre. Avec ce seizième succès en Ligue 1 cette saison, les hommes de Rudy Garcia s'envolent au classement. Ils comptent désormais septs points d'avance sur Marseille et Rennes, leurs poursuivants directs.


Réactions d'après match :

Franck Dumas, entraîneur du stade Malherbe de Caen :"Bosmel a fait un très bon match. Le travail a payé pour lui. On savait que ce serait difficile. C'est un match à part. On le savait. Il faut qu'il n'y ait aucune conséquence mentale pour le prochain match. Lille a un très bon niveau. On n'a pas à rougir. On a fait ce qu'on pouvait. On a eu quelques occasions. On aurait pu revenir à 1-1 à la mi-temps. On a manqué de maîtrise, on a sans doute trop balancé devant ! En deuxième mi-temps, on avait un peu plus la maîtrise mais voilà Lille est capable de contrer très vite. On avait beaucoup d'absents aussi. Pour battre Lille, il faut des joueurs de caractère. Il faut les empêcher de jouer leur jeu, de multiplier leurs passes... Mais j'ai de jeunes joueurs et nous ne sommes que Caen. Les Lillois ne se prennent pas la tête. Il y a une réelle joie de vivre dans cette équipe. Personne ne tire la couverture, ils sont en confiance."

Rudy Garcia, entraîneur du Lille Olympique Sporting Club :"On a eu beaucoup d'occasions. On en a concrétisé certaines. Bosmel a fait un gros match. On a fait 35 superbes premières minutes. On les a pressés très, très haut. Landreau a fait un gros match aussi, il a sorti deux parades décisives en fin de première mi-temps. Mes joueurs sont en confiance, ils tentent des choses et collectivement, on est bien. On enchaîne un 4e succès de rang, c'est une première cette saison. Je suis content pour Moussa avec son 20e but. Il a la qualité pour terminer les actions. On va aller à Monaco maintenant, ça va être compliqué. Les résultats de Rennes et Paris nous avantagent. Demain, on va regarder les matchs tranquillement de Lyon et Marseille, c'est bien. J'espère que Lens va gagner !"

Propos recueillis par Samuel Duhamel

29.3.11

La cigarette à vapeur, nouvel accessoire tendance ?

Certains essaient le chewing-gum, d'autres le cure-dents, d'autres encore le classique patch anti-tabac. Mais la "méthode hype", "la tendance du now", "le truc qui fait mouche", c'est la cigarette à vapeur ! Tu vapotes de la vapeur pour arrêter de fumer... C'est nul ? C'est nocif ? Ca ne marche pas ? Sans doute. Mais les stars s'en moquent et les créateurs de l'e-cigarette se frottent les mains. Quand l'apparence mène la danse... Sujet diffusé dans le 12.45 de M6 ce midi grâce à l'aide de Pascal Largeron et Marc Gehring.


video

30.1.11

Lille s'envole, Lens s'enfonce

Au terme d'un match âpre, le Lille Olympique Sporting Club a battu son voisin lensois (1 but à 0) hier soir pour le compte de la 21e journée du championnat de France de Ligue 1. Sur la seule véritable occasion de la partie, le remplaçant Tulio de Melo a trouvé la faille d'un joli extérieur pied droit. Les Lensois, solides et appliqués, repartent donc du stadium avec zéro point et beaucoup de regrets. Avec cette défaite, ils replongent dans la zone de relégation. Les dogues lillois, eux, s'envolent en tête du championnat. Ils comptent désormais quatre points d'avance sur Paris, deuxième, et sept points sur Lyon, troisième.

Réactions d'après match :
Rudy Garcia, entraîneur du Lille Olympique Sporting Club :"On a eu un match difficile mais on s'y attendait. En première mi-temps, on n'a pas su trouver le bon rythme. En deuxième mi-temps, on a été plus patients et on a fini par trouver l'ouverture. Tulio nous a fait du bien. La relation Obraniak - De Melo est bonne. Ca nous a permis de faire la différence. Au niveau du jeu, on a été moyens. Lens a bien défendu, très bas, ils nous ont laissé peu d'espace. Quand il n'y a pas beaucoup d'espace, il faut de la spontanéité. On a su l'être ce soir une fois, ça a suffi. Quand on est au complet comme ce soir, on a des atouts sur le banc et ce soir, ça a payé ! Maintenant, on va jouer tous les trois jours. Le travail invisible de récupération va être très important !"

Laszlo Boloni, entraîneur du Racing Club de Lens :"Il ne nous a pas manqué grand-chose ! On a beaucoup travaillé pour ne pas prendre de but. Notre stratégie défensive était la bonne. C'était presque parfait. Je n'ai pas vu les Lillois se procurer beaucoup d'occasions, peut-être deux en tout. Ils réussissent à marquer sur une de leurs occasions. Je suis abattu par le résultat mais on a fait un match de qualité au niveau défensif. Au niveau offensif, on a été moyens. On n'a pas pris de risques insensés. Mais dans le dernier geste, on n'a pas été inspirés. Je suis obligé de féliciter les Lillois. Ils ont été efficaces ce soir. Nous, on va continuer à travailler. Je pensais que Lille serait capable de hausser le rythme, ça n'a pas été le cas. On a mieux géré la deuxième mi-temps que la première et c'est pourtant en deuxième qu'on encaisse le but. Continuons à travailler !"
Propos recueillis par Samuel Duhamel

23.1.11

Lens sort de la zone rouge

Enfin ! Pour la première fois depuis le 11 septembre 2010, le Racing Club de Lens sort de la zone de relégation du championnat de France de Ligue 1. Les Sang et Or ont enchaîné une deuxième victoire consécutive à domicile hier soir face à Caen (2 buts à 0). Adil Hermach et Toiflilou Maoulida sont les buteurs de la rencontre. Avec ce précieux succès, les Artésiens remontent donc à la dix-septième place avec 22 points et enfoncent les Caennais qui se retrouvent dix-huitièmes et donc premiers relégables avec 21 unités au compteur.

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Réactions d'après match :

Franck Dumas, entraîneur de Caen :"On est passés au travers. On n'a rien montré. Mes joueurs ont fait n'importe quoi, ils ont cherché la passe décisive à 40 mètres de la cage adverse. C'est pénible. Il n'y avait rien. On n'a pas l'impression que c'est une équipe qui veut se sauver. On a tout loupé. On a baissé la tête après le premier but. Il faut continuer à avancer ! Ce match n'était pas plus important que les autres mais c'est un match où on doit jouer sa vie. Il n'y a rien de compliqué. C'est le B.A-BA du football. Je ne sais même pas pourquoi les joueurs se sont comportés comme çà. On avait beaucoup de blessés et de suspendus. Lens aussi. Mais sans Proment et Seube, c'est très compliqué. Il ne faut pas se le cacher. Je suis agacé que des joueurs qui pleurnichent pour du temps ne fassent rien sur le terrain quand ils jouent. Je suis très énervé, je l'ai dit à mes joueurs. On a maintenant deux matchs à la maison. Il faut bien les préparer. Ils ont intérêt à se réveiller face à Auxerre ! Il y a trop de décalage entre ce qu'ils font à l'entraînement et en match ! Je n'ai pas un groupe de 18 joueurs de L1 à ma disposition :"

Alexis Thébaux, gardien de Caen :"On a fait un non-match. On n'a pas mis tous les ingrédients pour gagner. On est donc punis. Lens avait plus d'envie que nous. Ce qui est frustrant, c'est qu'à l'entraînement, on est meilleurs, plus agressifs. Ce soir, à Lens, il n'y avait rien ! On a pourtant joué dans le même système qu'à Brest. Ca fait des mois et des mois qu'on a l'épée de Damoclès au-dessus de la tête. Je suis inquiet par rapport à notre prestation mais je sais que mes partenaires ont des qualités."

Laszlo Boloni, entraîneur de Lens :"C'est un résultat très satisfaisant pour nous. Notre prestation a été bonne même si on aurait pu marquer plus de buts. Mes joueurs ne réussissent pas encore à jouer avec l'esprit libre. Il faut construire la confiance. On peut encore progresser techniquement et physiquement. On doit tout le temps jouer comme lors de la fin de match. J'avais peur de ce match. Caen était bien organisé. Mais notre état d'esprit a été bon. On doit encore progresser. Notre situation reste inquiétante. La pression n'est pas retombée. Mais le chemin choisi est le bon. Mais il faut continuer à progresser. Je suis très content, j'ai le sentiment que les joueurs adhèrent. Le travail est recompensé. Mais il reste énormément de travail. On n'a pas pris de but. Notre défense a été bonne, le jeune Touré aussi."
Propos recueillis par Samuel Duhamel

 

16.1.11

Bollaert retrouve des raisons d'espérer

Hier soir, pour le compte de la vingtième journée du championnat de France de Ligue 1, le Racing Club de Lens s'est imposé à domicile face à l'Association Sportive de Saint-Etienne. La rencontre était pourtant mal engagée pour les Sang et Or. A la 75e minute, c'est en effet Bakary Sako qui permettait aux Verts de prendre l'avantage. Mais dans la foulée, le Racing égalisait sur un pénalty de Roudet avant que Perrin ne marque contre son camp suite à une action confuse dans la surface stéphanoise. Malgré ce succès, les Lensois restent relégables à la 19e position. Les Verts, eux, se retrouvent huitièmes.
Déclarations d'après match
Christophe Galtier, entraîneur de l'ASSE :"Je suis en colère ! Quand on mène 1-0 à dix minutes de la fin chez un relégable, on doit avoir une maîtrise du match parfaite et nous, on s'est mis à jouer à l'envers.
On n'a pas réussi à garder notre calme, on a joué comme des relégables et Lens comme un club de haut de tableau. On a perdu pied, on s'est désorganisés et on perd logiquement sur les dix dernières minutes.
Quand on mène au score, on ne joue plus de la même manière. Il faut grandir rapidement !
On a marqué lors des derniers déplacements et souvent on se fait rejoindre. Les gens me disent :"C'est dans la défaite qu'on apprend !" Bah moi, ça m'emmerde ! On apprend pas de nos erreurs.
Il y a de quoi être en colère, on a la chance de mener 1-0, on aurait pu rester dans le bon wagon et creuser des écarts conséquents mais ce n'est pas le cas.
Notre calendrier est très difficile en janvier : Toulouse, Montpellier, Lyon, Marseille. Je vais le rappeler à mes joueurs.
Je vais faire des choix dans les prochaines semaines car certaines choses ne me plaisent pas !"

Lazslo Boloni, entraîneur du RCL :"C'est un soulagement, ce n'est pas une victoire volée. Quand on a pris le but sur une frappe contrée, j'ai eu peur que mes joueurs n'aient pas de récompense à la fin du match.
Mais mes joueurs, compte-tenu de leur volonté, de leur envie, des deux semaines de travail, ils méritaient une récompense. La récompense, il faut se battre pour et ce soir, ils se sont battus.
On n'a pas joué avec le frein à main. On ne s'est pas créé trop d'occasions, c'est vrai. Une pour Maoulida plus quelques centres d'Akalé.
On a fait un bon début de match, on a été dominateurs. Mais on n'a pas été saignants dans les vingt derniers mètres, c'est dommage.
Mais derrière, on a été solides. On a juste commis quelques erreurs, notamment le jeune Varane. Ce succès m'apporte la confirmation de mon diagnostic. Je crois avoir la solution pour sauver ce club. Je ne perds pas pour autant le contact avec la Terre. Il nous manque encore de la qualité, du talent, c'est vrai ! Le chemin est encore long !"
Propos recueillis par Samuel Duhamel